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Cinq fois plus d’élèves infectés au Québec par rapport à la rentrée de janvier 2021

En revanche, le nombre de classes fermées est passé de 745 à 91 en raison du changement d'approche.

Des crayons dans une salle de classe vide.

Il n'est plus requis pour les élèves de s'isoler lorsque des camarades sont malades.

Photo : CBC/David Donnelly

La rentrée scolaire de janvier 2022 ne ressemble en rien à celle de janvier 2021, sur le front de la COVID-19. Des données dévoilées par le ministre de l'Éducation du Québec montrent que plus de 11 648 élèves sont actuellement absents parce qu'ils ont obtenu un résultat de test positif, et ce nombre est largement sous-estimé.

En effet, près de 20 000 autres élèves sont déclarés absents en raison de la COVID-19 sans résultat positif. Il pourrait s'agir de cas contacts domiciliaires qui n'ont pas accès à un test de dépistage rapide ou d'élèves présentant des symptômes, mais qui n'ont pas pu subir un test. La santé publique considère ce dernier cas de figure comme un cas de COVID-19.

Par ailleurs, 30 % des écoles publiques et 15 % des écoles privées n'ont pas fourni leurs données au ministère de l'Éducation. Il pourrait donc y avoir actuellement plus de 40 000 élèves québécois infectés par la COVID-19.

À titre de comparaison, le 25 janvier 2021, une semaine après la rentrée au secondaire et deux semaines après celle au primaire, le ministère signalait que 2377 élèves avaient été infectés par le coronavirus.

Toutefois, il y a une différence majeure cette année : l'impact moindre sur l'absence des autres élèves de la classe. Il n'est en effet plus requis de s'isoler quand des camarades sont malades.

Une classe peut cependant être fermée si 60 % des élèves sont en isolement.

Ainsi, le Québec compte 91 classes fermées, en enseignement à distance, alors qu'il y en avait 745 le 25 janvier 2021.

Mieux qu'en Ontario, se félicite Québec

La cabinet du ministre de l'Éducation relativise : ces absences représentent 2,28 % des élèves, donc « 97,72% des élèves sont en classe », rappelle l'équipe de Jean-François Roberge.

Selon nos informations, certaines écoles de Montréal affichent des taux d'absence liés à la COVID-19 beaucoup plus importants, allant jusqu'à 15 %.

L'Ontario diffuse le taux d'absences par école sur une page web (Nouvelle fenêtre). Des informations qui ne sont pas disponibles au Québec.

En date de vendredi, le taux d'absentéisme scolaire en Ontario était en moyenne de 18,4 %. Environ une école ontarienne sur dix affichait un taux d'absentéisme de 30 % et plus.

En proportion, la province voisine enregistre deux fois plus d'écoles fermées qu'au Québec.

« À ce jour, nous faisons mieux que l’Ontario. Bravo à tous. »

— Une citation de  Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Autres données fournies par Québec : 1768 enseignants et 1596 membres du personnel sont absents à cause de la COVID-19, soit environ 1 % des effectifs.

Le ministère promet de rendre publiques des données complètes et mises à jour de façon régulière.

La rentrée scolaire, qui avait été repoussée au 17 janvier, est l'objet de beaucoup de discussions depuis quelques jours. Des enseignants se plaignent de devoir ouvrir les fenêtres par grand froid parce que leurs lecteurs de CO2 affichent des niveaux de qualité de l'air supérieurs aux niveaux recommandés. D'autres ouvrent les fenêtres par précaution, puisqu'ils n'ont pas encore reçu les appareils de mesure.

Dans le guide envoyé au réseau scolaire, en octobre, le ministère indiquait qu'à un taux se situant entre 1500 et 2000 parties par million (ppm) de CO2, il fallait ouvrir les fenêtres sans égard à la température.

Vendredi, le ministère de l’Éducation a demandé aux établissements de maintenir une température confortable en classe.

Avec la collaboration de Jean-Philippe Robillard

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