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Le centre VIDO-InterVac veut être au coeur de la recherche nationale sur les pandémies

Volker Gerdts assis dans un laboratoire de recherche. Il sourit à la caméra.

Le Dr Volker Gerdts est le directeur du Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses de l'Université de la Saskatchewan.

Photo : VIDO-InterVac/Université de la Saskatchewan

Radio-Canada

Le Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses (VIDO-InterVac) de l'Université de la Saskatchewan est en voie de devenir le principal centre de recherche national sur les pandémies dans le cadre d'un plan d'expansion.

Le plan porte essentiellement sur trois principaux volets :

  • Établir un centre de production de vaccins
  • Ajouter des laboratoires de niveau 4 de confinement, pour permettre au centre d’étudier toutes les maladies infectieuses.
  • Construire un plus grand centre d'hébergement pour animaux

La construction du centre de production de vaccin est le volet du projet le plus avancé. Sa construction prévue avant la pandémie, a été accélérée.

Le directeur du VIDO-InterVac, Volker Gerdts a présenté une mise à jour du projet au comité municipal de Saskatoon lors d’une réunion virtuelle lundi. Il a déclaré que la construction du centre de production des vaccins sera terminée en avril et que sa mise en service est prévue pour juillet.

« Nous voulons augmenter la capacité de recherche et de production de vaccin au Canada.  »

— Une citation de  Volker Gerdts, directeur du Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses de l'Université de la Saskatchewan.

Pour financer le projet d’expansion, VIDO-InterVac a pu compter sur plusieurs ordres de gouvernement.

L'an dernier, il a reçu 46 millions de dollars du fédéral, 15 millions de dollars du provincial, et 250 000 dollars de la Ville de Saskatoon. Une autre enveloppe de 6 millions de dollars provient de donateurs privés.

Étudier les pathogènes exotiques

VIDO-InterVac est déjà le plus grand laboratoire de haut confinement au Canada, mais il n’a pas de laboratoires au-dessus du niveau 3 de confinement.

Volker Gerdts souhaite alors mettre à niveau environ 10 % de son espace de confinement pour atteindre le niveau 4, ce qui permettra aux chercheurs de manipuler les agents pathogènes les plus dangereux au monde.

Pour faciliter ses recherches, Volker Gerdts prévoit également que le nouveau centre d’hébergement pour animaux du VIDO-InterVac pourrait accueillir des bêtes exotiques, telles que des chauves-souris et les insectes, ce qui est essentiel pour la recherche sur les virus qui les touchent.

« Cette seule mesure doublerait la capacité de recherche du Canada et aiderait le pays à mieux se préparer à toute nouvelle maladie.  »

— Une citation de  Volker Gerdts, directeur du Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses de l'Université de la Saskatchewan.

Consultation publique

Volker Gerdts affirme être au courant des risques liés à de telles expériences, et dit être en collaboration avec les autorités réglementaires pour assurer la protection du personnel et de la communauté.

VIDO-InterVac tient d’ailleurs une consultation publique cette fin de semaine pour répondre aux questions de la communauté concernant le projet.

Les consultations se déroulent sur un forum en ligne organisé par un consultant basé à Saskatoon. Les questions du public seront acceptées du 27 au 29 janvier.

Volker Gerdts tient d’ailleurs à remercier la communauté pour le soutien qu'elle a apporté au projet.

Par ailleurs, VIDO-InterVac a également terminé la conception de son premier vaccin contre la COVID-19. Des études sur les doses de rappel sont en cours. Des essais cliniques sont en train d’être réalisés en Afrique, plus précisément en Ouganda.

Avec des informations de Geneviève Patterson.

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