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Un zoo privé qui compte 450 animaux est à vendre à Chatham-Kent

Une pancarte qui renseigne sur le zoo privé de Chatham-Kent

Le Greenview Aviaries Park and Zoo, dans la communauté de Morpeth, à Chatham-Kent.

Photo :  Greenview Aviaries/MLS

Radio-Canada

Le Greenview Aviaries Park and Zoo, installé à Morpeth depuis près de 40 ans, est à vendre pour 4,5 millions de dollars. Selon le courtier de Century 21, Cody Kraus, le zoo abrite une grande variété d'animaux.

Il y a cinq ou six lions. Beaucoup de ces animaux se reproduisent. Un nouveau lionceau est né cette année et c'est l'une des grandes particularités du moment. Il y a des tigres, il y a un ours noir, il y a des buffles, explique-t-il.

Des chèvres, des lamas, des centaines d'oiseaux et un certain nombre de fauves font également partie de cette grande collection d’animaux.

La propriété de 20 hectares compte également une maison, des hangars d'entretien, des étables, un pavillon pour les reptiles, une boutique de souvenirs, un restaurant, un terrain de jeux et une pataugeoire.

Selon le copropriétaire du zoo, Brian Daly, lui et ses frères Ken et Scott ont décidé de vendre le zoo parce qu'ils souhaitaient prendre leur retraite.

J'ai une soixantaine d'années, a-t-il déclaré, précisant qu'il a travaillé sept jours sur sept au cours des 38 dernières saisons et qu'il est impatient d'avoir des week-ends libres.

Des défenseurs des animaux s'inquiètent

Selon certains défenseurs des droits des animaux, le fait que 450 animaux se trouvent sur cette propriété démontre la nécessité de promulguer des lois régissant la garde d'animaux exotiques en Ontario. Ils affirment que n'importe qui pourrait devenir propriétaire de lions et de tigres potentiellement dangereux, sans avoir à obtenir de permis ou à suivre une formation.

« Cela laisse les animaux dans une situation dangereuse et les gens dans une situation dangereuse. »

— Une citation de  Julie Woodyer, directrice des campagnes de Zoo Check Canada
Quatre lions blancs assis tranquillement dans le zoo et fixent la camera.

Des lions, capturés ici sur une photo publiée sur les pages de médias sociaux du zoo.

Photo : Facebook/Greenview Aviaries

N'importe qui peut acheter ça. Ils n'ont pas besoin d'avoir une formation ou une compréhension de la biologie des animaux ni de la façon de les gérer, a déclaré Mme Woodyer.

En Ontario, il appartient à chaque municipalité de promulguer son propre règlement, ce qui, selon les critiques, crée un ensemble de règles confuses et incohérentes en matière de sécurité publique et de détention d'animaux sauvages potentiellement dangereux.

La municipalité de Chatham-Kent a adopté son propre règlement sur les animaux exotiques en 2015. La législation accorde à Greenview Aviaries une exemption en vertu du règlement.

Le directeur administratif de la municipalité, Don Shropshire, a déclaré lundi à CBC News que les avocats municipaux ont dit que l'exemption du règlement serait transférée aux nouveaux propriétaires une fois la propriété vendue.

Il a également fait remarquer que l'installation, sous son propriétaire actuel, n'a jamais posé de problème aux responsables locaux.

Le zoo fonctionne avec succès depuis de nombreuses années. Je ne suis pas au courant d'un quelconque problème concernant la sécurité ou les soins des animaux. J'espère que la personne qui rachètera l'entreprise poursuivra cette tradition, affirme M. Shropshire.

Les frères maintiendront le zoo en activité s'ils ne trouvent pas d'acheteur

Le copropriétaire du zoo, Brian Daly, a quant à lui déclaré à CBC que lui et ses frères vont bien analyser des offres lorsqu'il s'agira de vendre leur entreprise.

Si quelqu'un veut acheter un zoo, il doit savoir ce qu'il fait, n'est-ce pas? C'est une question de bon sens, a déclaré M. Daly.

Il n'a pourtant pas précisé comment ils vont déterminer si un acheteur potentiel est qualifié pour s'occuper des animaux, surtout dans une juridiction où il n'existe aucune réglementation sur la formation ou les qualifications pour l'exposition publique de lions et de tigres.

Nous le saurons le moment venu, a-t-il simplement déclaré.

M. Daly a qualifié sa carrière de travail d'amour et a précisé que s’ils ne trouvaient pas d'acheteur sérieux, ils poursuivraient probablement leur activité.

« La pire chose qui puisse arriver, c'est que ce ne soit plus un zoo. »

— Une citation de  Brian Daly, copropriétaire du zoo

Le porte-parole du bureau du Solliciteur général, Brent Ross, a déclaré à CBC News que la province ne souhaitait pas commenter la vente.

Les services de protection des animaux ne sont pas impliqués dans les transactions immobilières ou entre entreprises, et ne peuvent pas fournir de commentaires sur cette question spécifique, précise-t-il.

Avec les informations de CBC News

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