•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’écosystème du livre « complètement perturbé » par la pandémie au N.-B.

Des livres dans une bibliothèque

Une « tempête parfaite » frappe les libraires et les éditeurs du Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : iStock

La pandémie continue d’occasionner des retards dans la production et la livraison de livres dans les maisons d’édition et les librairies du Nouveau-Brunswick.

L’écosystème du livre est complètement perturbé du début à la fin, explique le directeur général et littéraire aux Éditions Perce-Neige Serge Patrice Thibodeau.

Depuis l'an dernier, les lecteurs doivent souvent patienter s’ils souhaitent acheter une nouveauté littéraire en librairie. Les libraires craignent que ces retards incitent les consommateurs à se tourner vers l’achat en ligne auprès de grandes entreprises qui réussissent à se les procurer plus rapidement.

C’est la loi du plus fort, note le propriétaire de la librairie Matulu à Edmundston Alain LeBlanc, qui se considère cependant chanceux d’avoir une clientèle fidèle qui préfère acheter chez lui.

Le libraire Alain LeBlanc de la librairie Matulu à Edmundston.

Le libraire Alain LeBlanc de la librairie Matulu à Edmundston.

Photo : Radio-Canada

Plusieurs maillons de la chaîne touchés

Les papetières ont ralenti leur production de papier au début de la pandémie, estimant que les éditeurs allaient produire moins de livres.

Certaines entreprises au Québec, par exemple, se sont tournées vers la production de carton, évaluant que les livraisons dans des boîtes de produits achetés en ligne seraient à la hausse.

C’est exactement l’inverse qui s’est produit, les ventes de livres ont monté de façon spectaculaire, explique Serge Patrice Thibodeau, qui fait affaire avec des entreprises au Québec pour l’achat de papier et l’impression des livres.

Serge Patrice Thibodeau devant des livres.

Serge Patrice Thibodeau, poète et directeur général et littéraire des Éditions Perce-Neige.

Photo : Gracieuseté/Serge Patrice Thibodeau

Puis, lorsque les papetières ont voulu recommencer à produire du papier, elles n’arrivaient plus à s’approvisionner en papier recyclé. Ce papier provient des universités et des bureaux du gouvernement, fermés pour la plupart depuis le début de la pandémie.

S’ajoute à cela le manque d’employés dans les entrepôts et de camionneurs en raison de la pandémie et des mesures sanitaires. Les prix de livraison ont aussi augmenté, ce qui pèse beaucoup pour les plus petites librairies.

C’est la tempête parfaite si l’on veut, ce qui fait que c’est très compliqué de faire imprimer un livre, admet Serge Patrice Thibodeau.

Il explique que pour recevoir les exemplaires d’une nouveauté à temps, son équipe doit réserver le papier au moins six mois à l’avance auprès de l’imprimerie, qui doit pour sa part commander son papier plusieurs mois à l’avance à la papetière.

La solution se retrouve dans l’achat local

Le libraire Alain LeBlanc incite les consommateurs à acheter leurs livres en librairie si ce n’est pas déjà le cas. Il encourage aussi les lecteurs à louer leurs livres à la bibliothèque publique.

On fait partie d’une chaîne, les librairies et les bibliothèques. Les bibliothèques achètent leurs livres dans les librairies, précise-t-il.

L'intérieur d'une librairie.

La librairie Matulu à Edmundston, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Même si les ventes de la librairie Matulu ont diminué d’un tiers en 2020, Alain LeBlanc note qu’il s’en est remis l’année suivante.

Parce que les gens se sont dit oui, on achète des livres donc ça été bien, note-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !