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L’Estrie aura son centre de crise en santé mentale

Une thérapeute avec un patient portant un masque de protection.

Le centre était grandement attendu par les organismes communautaires en Estrie.

Photo : Getty Images / FatCamera iStock

Radio-Canada

Vingt ans après que le CIUSSS eut réalisé une première ébauche pour la création d'un centre de crise en santé mentale, l'Estrie obtient le budget pour le mettre sur pied. C'est le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, qui en a fait l'annonce mardi matin.

Ce centre de crise fait partie du Plan d'action interministériel en santé mentale 2022-2026, qui comprend des actions et des collaborations avec 10 ministères et organismes gouvernementaux, entre autres. Au total, plus de 1,1 milliard de dollars, dont 361 millions de dollars en nouveaux investissements, seront consacrés au projet.

L'Estrie se partagera une enveloppe de 10 millions de dollars avec le Saguenay-Lac-Saint-Jean pour la mise sur pied d'un centre de crise communautaire. Les deux régions étaient les seules au Québec à ne pas avoir de tel centre.

Ce centre de crise pourrait aider rapidement une personne qui vit un épisode de santé mentale ou qui a des idées suicidaires. Le centre de prévention du suicide JEVI devrait le prendre en charge.

Cela fait 23 ans que le milieu communautaire veut ce centre de crise-là, se réjouit Tania Boilard, directrice de l'organisme. J'ai l'impression que c'est la première fois qu'on a un engagement concret.

« C'est un pays de géant qu'on vient de faire dans la bonne direction. »

— Une citation de  Tania Boilard, directrice du centre de prévention du suicide JEVI.

La directrice de JEVI calcule qu'avec le montant octroyé par Québec, l'Estrie peut s'attendre à ce qu'une dizaine de lits voient le jour dans ce centre. Il faut penser aux équipes terrains qui vont se relayer 24/7, souligne-t-elle. C'est la masse salariale qui sera le coût le plus important.

Des intervenantes de JEVI, Centre de prévention du suicide de l'Estrie, reçoivent les appels de détresse.

Le centre serait géré par l'organisme JEVI.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Un bon appui aux services psychiatriques

La nouvelle est tout aussi bien accueillie par le Dr Charles-Antoine Barbeau-Meunier, résident en psychiatrie. Il rappelle que la maladie mentale se décline souvent de façon chronique, et que le réseau de la santé est débordé.

Le centre de crise offre une belle opportunité, parce que c'est un environnement qui est plus amical, explique-t-il. Il va éviter, on l'espère, de doublement victimiser les gens qui sont en train de souffrir. Autrement dit, de leur donner un milieu qui est à la fois sécuritaire et apaisant.

Le médecin rappelle que ces centres peuvent agir rapidement auprès d'une personne en crise, et que cela peut être déterminant.

« Il y en a qui estime que 75 % des consultations de crise en santé mentale peuvent être résolues en 24 heures. Ca fait une différence énorme quand on a un endroit comme un centre de crise où on peut résorber le problème. »

— Une citation de  Dr Charles-Antoine Barbeau-Meunier
Le Dr Charles-Antoine Barbeau-Meunier, résident en psychiatrie.

Le Dr Charles-Antoine Barbeau-Meunier, résident en psychiatrie, estime que l'arrivée de ce centre est une excellente nouvelle.

Photo : Radio-Canada

La députée solidaire de Sherbrooke se dit soulagée par cette annonce

En février 2021, la député solidaire Christine Labrie avait annoncé que le projet devait être déposé bientôt, mais restait prudente quant à son ouverture. Par courriel, celle qui s'est battue pendant quatre ans pour ce dossier s'est réjouie de la nouvelle. Après des années de travail pour faire reconnaître le besoin d'un centre de crise communautaire en Estrie, je suis soulagée que le gouvernement ait compris à quel point c'était nécessaire pour compléter les autres services et réduire les hospitalisations. [...] Maintenant, on se met au travail pour que le service soit accessible aussi tôt que possible.

Avec les informations de Jean Arel

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