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L’ex-greffier de l’Assemblée législative de la C.-B. sous les projecteurs de la Cour

Portrait de Craig James, cadré sur le visage sur fond neutre.

Craig James a travaillé au Parlement de 1987 à 2019, année où il a donné sa démission après avoir été place en congé administratif.

Photo : La Presse canadienne / Ben Nelms

Radio-Canada

L'ancien greffier de l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique Craig James a plaidé non coupable lundi à cinq chefs d'accusation de fraude et d'abus de confiance, lors de la première journée de son procès devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique, à Vancouver.

Craig James est accusé d'avoir profité de son poste pour obtenir des fonds de retraite et d'avoir fait passer plusieurs dépenses personnelles pour des dépenses professionnelles.

En début de procès, la Couronne a cité en exemple les normes de conduites que doivent respecter tous les employés de l'Assemblée législative, des règles qui interdisent des conflits entre les responsabilités professionnelles et les intérêts personnels.

M. James n'était pas un employé ordinaire. En étant l'équivalent parlementaire d'un directeur général, il était redevable à [l'Assemblée législative] et aux Britanno-Colombiens [et devait] gérer les affaires et les ressources de l'Assemblée de façon irréprochable, a déclaré le procureur David Butcher.

Deux hommes aux cheveux blancs assis côte à côte.

Le sergent d'armes du Parlement, Gary Lenz, et le greffier, Craig James

Photo : CBC

Le procureur a énuméré les accusations auxquelles fait face l'ancien greffier, a expliqué le rôle et les responsabilités de ce poste et a donné une idée des témoins qui se présenteront à la barre au cours des prochaines semaines.

Le procureur tentera de prouver trois éléments :

  • que l'accusé n'a pas respecté la conduite à suivre dans l'exécution de ses fonctions;
  • que sa conduite a été grave et contraire à ce qui est attendu d'une personne occupant ce poste;
  • qu'il a agi avec l'intention d'utiliser ses fonctions publiques à d'autres fins que l'intérêt public.

Selon Yvon Dandurand, professeur émérite en criminologie à l'Université de la vallée du Fraser, ce type de procès est rare, mais nécessaire pour aller au fond des choses. On s’attend de ces gens qui sont dans des postes avec beaucoup d’autorité et de pouvoir à un standard d’intégrité très élevé, précise-t-il.

« On sait qu’il y a des faiblesses dans le système. La question est de savoir si M. James les a exploitées de façon intentionnelle ou si c’était des erreurs de sa part ou sujettes à interprétation. »

— Une citation de  Yvon Dandurand, professeur émérite en criminologie, Université de la vallée du Fraser

Yvon Dandurand est d'avis que ce procès pourrait mener à d’autres accusations.

La juge en chef adjointe Heather Holmes dirige le procès, qui devrait durer 6 semaines et entendre 27 témoins.

Avec les informations de Jason Proctor

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