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La nouvelle régie de la santé mi’kmaw reçoit près de 9 millions $ du fédéral

Sharon Rudderham marche dans a rue.

Sharon Rudderham, anciennement directrice de la santé au centre de santé Eskasoni, a été nommée directrice de la transformation de la santé pour Tajikeimɨk.

Photo : CBC/Tom Ayers

Radio-Canada

Une nouvelle autorité sanitaire mi'kmaw a reçu près de 9 millions $ en financement fédéral pour mieux encadrer la conception et la prestation de soins qui respecte la culture des Mi'kmaq en Nouvelle-Écosse.

Tajikeimɨk, qui se traduit en français par être en bonne santé, va s’appuyer sur les programmes de santé qui existent déjà dans les 13 communautés mi'kmaw de la province, tout en collaborant avec l'autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse.

Il s'agit de créer ces relations et d'améliorer les services et les soins pour les Mi'kmaq, dit Sharon Rudderham, la nouvelle directrice de la transformation de la santé pour Tajikeimɨk.

Elle croit que c’est aussi important d’offrir plus de services de santé dans les réserves pour que les gens puissent y accéder là où ils vivent.

Tajikeimɨk est en chantier depuis 2018 et, la semaine dernière, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il dépenserait 8,96 millions $ au cours des deux prochaines années pour soutenir la croissance de l'autorité sanitaire.

Lindsay Peach, la nouvelle directrice générale de l'organisation, dit que la transformation des soins de santé en Nouvelle-Écosse nécessite un changement systémique et beaucoup de collaboration.

Cet engagement fédéral de financement et de soutien est une étape importante dans notre cheminement vers le développement d'un nouveau système de santé guidé par la culture et les valeurs mi'kmaw, se réjouit Lindsay Peach.

Obstacles aux soins

Sharon Rudderham, qui a passé 20 ans à travailler comme directrice de la santé au Centre de santé communautaire d'Eskasoni au Cap-Breton, dit que les données montrent clairement les fortes disparités dans l'état de santé des Mi'kmaq et de la population en général.

Souvent, les individus sont stéréotypés, ou ce n'est pas un environnement de confiance lorsqu'ils essaient d'accéder aux services, souvent en raison d'obstacles à la communication, explique-t-elle.

Par exemple, il n'y a pas de services de traduction pour la ligne d'urgence sans frais en santé mentale de la province.

Ce qui veut dire qu'en Nouvelle-Écosse, les gens, qui parlent le mi’kmaw, appellent souvent la ligne d'écoute téléphonique d'Eskasoni lorsqu'ils sont en détresse.

Il s'agit d'un service soutenu par la culture qui utilise à la fois des approches occidentales et des modèles autochtones, explique Sharon Rudderham.

Conçu pour et par la communauté

La régie de la santé, Tajikeimɨk, travaille aussi avec un organisme montréalais pour mettre sur pied un nouveau programme de la petite enfance qui offrira des soins prénataux jusqu'aux soins préscolaires.

Nous avons déjà vu dans le passé que les programmes et services conçus par la communauté sont plus prisés par la communauté, explique Sharon Rudderham.

Tajikeimɨk va donc mettre de l’avant ses propres programmes, mais aussi s’inspirer du travail des autres peuples autochtones.

Les Premières Nations de la Colombie-Britannique ont réussi la transition vers la gestion et l'établissement d'une autorité sanitaire, dit Sharon Rudderham.

Nous espérons apprendre de cet exemple et créer un modèle de service de haute qualité pour les Mi'kmaq, ici, en Nouvelle-Écosse.

Avec les informations d'Emma Smith de CBC

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