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Les recherches océanographiques fragilisées par le retrait d’un navire scientifique

Le NGCC Hudson en mer, près de côtes.

Le NGCC Hudson, un des navires de recherche de la Garde côtière canadienne, avait été mis en service en 1964 (archives).

Photo : @DFO_Science/Twitter / Pêches et Océans Canada

Radio-Canada

Les chercheurs en océanographie pourraient perdre de précieuses données en raison du retrait d'un des plus importants navires scientifiques de la Garde côtière canadienne.

Le NGCC Hudson, qui est âgé de 59 ans, est hors service depuis le 5 novembre en raison d'un bris survenu sur l'un des moteurs. La semaine dernière, la Garde côtière a annoncé qu'il serait trop coûteux de le réparer. Le navire sera donc mis au rancart.

Or, son remplaçant ne sera pas prêt avant 2025, ce qui risque d'avoir un impact sur la cueillette de données de nombreux chercheurs.

Le Hudson, on peut le considérer comme un grand laboratoire flottant qui a été utilisé pendant 59 ans pour recueillir des données océanographiques, explique le directeur général science, stratégie et réglementaire pour Pêches et Océans Canada, David Morin.

Le Hudson qui entre dans le port d'Halifax.

Le NGCC Hudson était le plus vieux navire de la Garde côtière canadienne (archives).

Photo : CBC/Robert Short

Ces données étaient ensuite utilisées par les scientifiques, notamment ceux de l'Institut Maurice-Lamontagne, à Mont-Joli, afin de formuler des recommandations concernant l'élaboration de certaines politiques, notamment en matière de changements climatiques et d'aires marines protégées.

Le navire parcourait les mêmes trajets d'année en année pour recueillir des échantillons aux mêmes endroits et ça, ça nous permettait à long terme de mesurer l'impact des changements de la température des eaux, en surface ou en profondeur, la salinité, etc., ajoute M. Morin.

En l'absence du NGCC Hudson, le MPO tente actuellement de trouver des solutions afin de continuer à collecter ces données.

« On essaie de minimiser les conséquences [...] et on travaille de façon très étroite avec la Garde côtière pour regarder quelle partie de notre programme scientifique on peut déplacer ou transférer sur d'autres navires. »

— Une citation de  David Morin, directeur général science, stratégie et réglementaire pour Pêches et Océans Canada.

On regarde aussi l'utilisation plus poussée d'autres technologies, comme des planeurs océanographiques, et la télédétection, dit-il. Ce sont des technologies qu'on peut utiliser pour combler un peu les vides qu'on peut avoir.

Déjà en 2018, plusieurs scientifiques avaient pressé le gouvernement fédéral de revoir sa stratégie pour renouveler la flotte de navires consacrés à la science. Le NGCC Amundsen, qui est également utilisé pour la recherche scientifique, notamment en Arctique, se fait aussi vieillissant et devra être remplacé d'ici une dizaine d'années.

D'après une entrevue réalisée par Éric Gagnon à l'émission Info-réveil

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