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COVID-19 : les agences de sécurité privée peinent à répondre à la demande

Un agent de sécurité tient un appareil pour scanner les codes QR.

Le passeport vaccinal est maintenant exigé dans les magasins à grande surface dont la superficie est supérieure à 1500 mètres carrés.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Radio-Canada

Les agences de sécurité privée étaient déjà fort sollicitées depuis le début de la pandémie. Voilà qu’elles le sont encore plus depuis l’imposition du passeport vaccinal pour accéder aux succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ), de la Société québécoise du cannabis et à certains magasins à grande surface.

La difficulté de recruter du personnel est cependant tout un casse-tête. Chez Sécurité et Investigation de Francheville, dont le siège social est à Trois-Rivières, seulement à 40 % à 50 % de la demande quotidienne est comblée.

L’entreprise, qui compte un total d’environ 340 employés, aurait besoin d’une douzaine de personnes de plus dans son équipe chaque jour pour pouvoir répondre à la demande. Celle-ci a doublé depuis le début de la pandémie.

Le directeur des opérations, Jacques Leblanc, affirme que le recrutement allait bon train après la fermeture des entreprises lors du premier confinement imposé par le gouvernement.

On appelait les entreprises et on leur disait : "vos gens ne travaillent pas? Venez nous voir, on va vous embaucher et on va vous retourner dans votre usine". On contactait les entreprises pour embaucher leur personnel, raconte-t-il.

Cette stratégie a porté ses fruits jusqu’à l’arrivée de la Prestation canadienne d’urgence (PCU). Depuis, Sécurité et Investigation de Francheville n’a pas été en mesure d’embaucher autant de personnel. On dirait que les gens n’ont pas d’intérêt, dit Jacques Leblanc.

En temps normal, il faut détenir un permis du Bureau de la sécurité privée pour être agent de sécurité. Celui-ci est acquis après avoir suivi une formation d’un minimum de 70 heures dans un centre de services scolaire régional.

Mais la pandémie a fait en sorte que la grande majorité des demandes de gardiennage, le Bureau de la sécurité privée nous a permis d’avoir des permis temporaires. Donc pas besoin d’avoir une formation, mais l’agent se doit d’être supervisé, poursuit-il.

Un changement d’attitude envers les agents

Jacques Leblanc affirme que l’attitude des citoyens envers les agents de sécurité a beaucoup changé depuis le début de la pandémie, il y a près de deux ans.

Les agents, déployés dans de nombreux commerces, ont dû intervenir à plusieurs reprises pour faire respecter les mesures sanitaires.

Après quelques mois, la tension a baissé d’un cran, avant de remonter au deuxième confinement.

Elle s’est depuis estompée, mais la grogne des personnes non vaccinées se fait toujours sentir auprès des agents de sécurité.

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