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Pommes de terre : l’Île-du-Prince-Édouard mène une campagne au Massachusetts

Un camion chargé de pommes de terre.

Les exportateurs de pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard en vendent habituellement aux États-Unis pour 2 millions de dollars par semaine.

Photo : Gracieuseté/Bill Enserink

Radio-Canada

Une nouvelle campagne sur les médias sociaux à l’intention des consommateurs du Massachusetts les prévient des risques d’une hausse des prix et d’étalages vides tant que les ventes de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard sont interdites aux États-Unis.

Le Massachusetts est habituellement le deuxième marché américain pour les pommes de terre insulaires, mais les autorités canadiennes ont temporairement interdit ces exportations, en novembre, à la suite de la découverte de la galle verruqueuse de la pomme de terre dans deux champs de la province. La valeur de ces exportations est habituellement de 120 millions de dollars par année.

La campagne lancée par l’Office des pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard s’intitule Stop the Spudpocalypse et elle se déroule sur les médias sociaux TikTok, Facebook, Instagram et YouTube.

Il s’agit de sensibiliser les consommateurs du Massachusetts à la situation dans l’espoir qu’ils en parlent à leurs législateurs, explique Kendra Mills, directrice du marketing à l’Office des pommes de terre.

Elle affirme que le prix des aliments augmente et que l’interdiction de ces exportations va aggraver le problème.

L’emploi du slogan publicitaire spudpocalypse est destiné à faire comprendre aux consommateurs la gravité du problème, explique Mme Mills. L’Île-du-Prince-Édouard expédie habituellement 300 millions de livres de pommes de terre aux États-Unis chaque année. Environ 9 millions d’Américains les consomment.

Selon elle, l’Office des pommes de terre reçoit maintenant plus de demandes d’entrevues de la part de médias américains.

Un acheteur américain prévoit des difficultés

L’entreprise J. Maheras Co. and Chelsea Creek Farms, à Chelsea, au Massachusetts, s’attendait à acheter de 400 à 500 chargements de camions de pommes de terre insulaires, indique son porte-parole, Greg Maheras.

Selon lui, il importe que l’Office sensibilise les consommateurs américains à l’interdiction des pommes de terre insulaires.

Greg Maheras craint aussi que l'arrêt des exportations de l’Île-du-Prince-Édouard aux États-Unis accentue l’augmentation actuelle des prix. Il dit qu’il est déjà de plus en plus difficile de trouver des pommes de terre de façon régulière.

D’après un reportage de Nancy Russell, de CBC

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