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L’intrigante pierre angulaire de l’église Saint-Philippe

Un plaque de plomb avec des inscriptions en latin.

La plaque de plomb avec inscription en latin gravée par l'orfèvre et armurier du roi Guillaume Beaudry dit des Buttes, fils d'Urbain.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Il y a 10 ans, le 23 janvier 2012, la pierre angulaire trouvée lors de la démolition de l’église Saint-Philippe à Trois-Rivières dévoilait ses secrets. Le maire de Trois-Rivières, l’entrepreneur en démolition qui l’avait localisée dans un mur et le curé François Gravel présentaient finalement à la presse ce qui se cachait à l’intérieur.

Un groupe d'hommes soulève un plaque de plomb de la pierre angulaire.

Le conseiller municipal, Guy Daigle, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, le curé de la paroisse Immaculée-Conception, François Gravel et l'entrepreneur en démolition, Denis Despins lors du dévoilement du contenu de la pierre angulaire le 23 janvier 2012.

Photo : Radio-Canada

Qu’avait-elle de si fascinant?

Une pierre angulaire est une pièce de construction placée à l’angle de deux murs dans la construction de bâtiments religieux. La pierre trouvée dans l’église Saint-Philippe provenait d’abord des décombres de l’église paroissiale de 1710, incendiée en 1908. On l’a replacée dans l’église Saint-Philippe lors de sa construction en 1909. 

Une photo dans un cadre montre une vieille église

Une photo de la troisième église paroissiale de Trois-Rivières datant de 1710, détruite lors du grand incendie de Trois-Rivières en 1908. La pierre angulaire s'y trouvait avant d'être replacée dans l'église Saint-Philippe en 1909.

Photo : Radio-Canada

Le 30 mai 2011, directement sur le chantier de démolition de l'église Saint-Philippe, le curé de la paroisse Immaculée-Conception, François Gravel, a lu à voix haute ce qui était écrit en latin sur la plaque de plomb qui la recouvrait devant les caméras et les journalistes intéressés par l’intrigant objet d’une autre époque. Elle n'a toutefois pas été ouverte.

Un curé lit un inscription en latin sur la pierre angulaire trouvée sur le chantier de démolition

Découverte de la pierre angulaire de l'église Saint-Philippe à Trois-Rivières en mai 2011.

Photo : Radio-Canada

Les Trifluviens ont dû patienter 6 mois avant que le contenu de la pierre soit révélé au grand public. L’entrepreneur voulait la garder pour lui, croyant à sa potentielle valeur monétaire. La Ville de son côté souhaitait la conserver pour sa valeur historique et patrimoniale. Ils se sont finalement entendus. La Ville l’a achetée à l’entrepreneur pour la somme de 20 000 $.

Les spéculations quant à son contenu allaient bon train. Surtout que l’entrepreneur chargé de la démolition de l’église, qui en a fait la découverte en mai 2011 tenait mordicus à la conserver. Qu’allait-on trouver à l’intérieur? Pour la population, oui ça pouvait sembler quelque chose de mystérieux et d’étrange, explique l’historien, Yannick Gendron.

L'historien debout devant la pierre angulaire exposée dans un musée

L'historien, Yannick Gendron

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

« Je pense qu’on croyait y trouver un trésor, quelque chose dont on ne connaissait pas l’existence, dont les détails n’étaient pas connus »

— Une citation de  Yannick Gendron, historien
Des pièces de monnaie et un médaille miraculeuse

La pierre contenait de plaque de marbre, cinq pièces de monnaie datées de 1907 et 1908, une médaille miraculeuse et une plaque de plomb.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Dans ces pierres angulaires, on mettait rarement des trésors. Elle avait une importance architecturale, mais surtout symbolique. On mettait dans la pierre des objets contemporains de la période où l'on faisait la pose de la pierre. On pouvait y retrouver de l'argent de l’époque, des journaux, une liste des prélats de l’époque, du pape et de l’évêque de l’endroit, explique Yannick Gendron.

« L’idée c’était de faire une capsule spatio-temporelle que l’on plaçait dans un endroit stratégique de l’église. »

— Une citation de  Yannick Gendron

La pierre angulaire n'a maintenant plus de secret à dévoiler. Elle est même exposée au Manoir Boucher de Niverville à Trois-Rivières.

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