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Code QR dans les grandes surfaces : des commerçants irrités, mais peu de files

Une agente de sécurité scanne le passeport vaccinal d'un client à l'entrée d'une quincaillerie.

Les commerces d’une superficie de plus de 1500 mètres carrés doivent exiger depuis lundi le passeport vaccinal de leurs clients.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Radio-Canada

Les réactions étaient nombreuses lundi au Saguenay-Lac-Saint-Jean, lors de la première journée de l’exigence pour les commerces de plus de 1500 m2, à l’exception des épiceries et des pharmacies, de demander le passeport vaccinal aux clients. Plusieurs clients l’ont bien acceptée, alors que des commerçants y ont vu une incohérence.

Une tournée de plusieurs commerces effectuée par Radio-Canada a démontré que la mesure était plutôt bien accueillie par les clients. Il n’y avait pas réellement de longue file d’attente et les gens étaient prêts avec leur téléphone en main. Le retard était en moyenne de 30 secondes.

Très peu de gens se sont vu refuser l'entrée. Tout au plus, quelques personnes ont rebroussé chemin jusqu’à leur voiture, n’étant pas au courant de la nouvelle exigence.

Il faut suivre la vague, comme on dit, a dit un client interrogé.

C’est une sécurité pour moi. Je sais que les gens qui vont être près de moi vont être vaccinés, a poursuivi une autre cliente.

Ceux-là qui ne sont pas vaccinés, qu’ils restent chez eux, qu’ils ne viennent pas nous embêter ici, a affirmé avec aplomb un client plus âgé.

Je trouve ça tannant un peu, ici c’est bien, il n’y a pas trop de monde, mais tantôt je vais aller chez Costco. Si c’est plus tannant, je vais revirer de bord, a cependant témoigné une dame rencontrée dans un commerce.

Du côté du personnel, les réactions étaient toutefois mitigées. Certains sont mal à l'aise de demander le code QR, mais d'autres se sentent plus en sécurité au travail.

Des clients font la file à l'extérieur d'un commerce l'hiver.

Des clients faisaient la file lundi à l'extérieur de la succursale de Chicoutimi de Costco pour faire scanner leur passeport vaccinal.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Moitié-moitié pour Mode Choc

Dans la région, la mesure a eu des impacts particuliers pour la chaîne de vêtements Mode Choc. Les deux magasins de vêtements à Saguenay exigeaient le passeport vaccinal lundi, mais pas ceux du Lac-Saint-Jean, qui sont plus petits.

La directrice générale de l’entreprise régionale, Jessika Roussy, mentionne que cette vérification entraîne nécessairement des coûts supplémentaires pour l’entreprise.

Pour nous, comme cette mesure-là a été adoptée seulement dans la moitié de nos magasins, c’est difficile pour un consommateur de comprendre. On peut rassurer, par exemple, que lire le passeport vaccinal, c’est très rapide. Ce n’est pas comme lors de la première vague de la COVID, où on avait un nombre très limité de clients qui pouvaient entrer dans les succursales, les gens ont fait la file longtemps, avait-elle indiqué en entrevue à l’émission C’est jamais pareil.

Une femme sourit devant un commerce, à l'intérieur d'un centre commercial.

Jessika Roussy, directrice générale de la chaîne de magasins de vêtements Mode Choc

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Concurrence déloyale pour les concessionnaires

La nouvelle exigence a entraîné des coûts en termes de personnel, avec pour certains l’embauche d’agents de sécurité, ainsi que des coûts en matériel. Le déséquilibre entre des concurrents de taille différente est aussi un irritant, notamment chez les concessionnaires automobiles.

C’est du personnel supplémentaire, c’est des iPhone supplémentaires, ou des téléphones pour faire la lecture. Donc, évidemment, c’est des mesures qui sont coûteuses et aussi versus le commerce qui n’a pas besoin de le demander, c’est des coûts de plus. Encore là on parle de concurrence déloyale, a dénoncé le président de l'Association des concessionnaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Olivier Blouin.

Les quincailliers avaient été parmi les premiers à dénoncer la mesure, alors qu’ils avaient été considérés comme un service essentiel depuis le début de la pandémie. Ces commerçants se voient mal refuser un client non vacciné qui a subi un dégât d'eau, par exemple.

D'après un reportage de Catherine Paradis

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