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Hockey féminin : la résilience de Jade Maisonneuve

Jade Maisonneuve en train de commémorer sa signature avec l'University Mercyhurst.

Jade Maisonneuve rejoindra l'University Mercyhurst à l'automne 2022 (archives).

Photo : gracieuseté Jade Maisonneuve

En quelques mois, Jade Maisonneuve a dû encaisser deux chocs importants. Elle a vu la possibilité de représenter son pays sur la scène internationale lui glisser entre les doigts en raison de la pandémie de COVID-19. Puis, quelques mois avant de joindre le programme de hockey féminin de l’Université Robert-Morris, l’université a décidé de le dissoudre.

Malgré tout, ces mauvaises nouvelles ne sont pas suffisantes pour démoraliser la hockeyeuse de Saint-Isidore, en Ontario. C'est ce qu'assure celle qui n’a pas perdu son sourire et s’est retroussé les manches très rapidement.

En mai dernier, tous les joueuses et joueurs de l’Université Robert-Morris ont reçu un courriel pour leur faire part d’un appel super important sur l’heure du midi. À ce moment-là, Jade Maisonneuve n’avait aucune idée de quoi il s’agissait.

Ils nous ont annoncé la fermeture du programme en 15 minutes en nous disant qu’ils ne pouvaient pas répondre à nos questions, a-t-elle raconté en entrevue.

« J’étais vraiment confuse, triste et fâchée. »

— Une citation de  Jade Maisonneuve, joueuse de hockey
Jade Maisonneuve en possession de la rondelle.

L'attaquante des Wildcats a récolté 7 points en 11 matchs avant que la saison soit mise sur pause (archives).

Photo : Greg Knoll

Elle a donc choisi de contacter à nouveau les autres programmes avec qui elle avait entrepris des discussions dans les mois précédents. L’Université Mercyhurst, située elle aussi en Pennsylvanie, a été la première à lui répondre et à lui offrir une place dans son vestiaire.

Mercyhurst est une université similaire à Robert-Morris, alors je sais que je vais vivre une expérience très semblable, a dit la Franco-Ontarienne.

Jade Maisonneuve avec trois jeunes enfants.

La carrière de Jade Maisonneuve est à peine commencée, mais déjà, elle prend soin de la relève (archives).

Photo : Twitter/JadeMaisonneuv2

Une dernière année à la maison

Forcée de repousser son déménagement aux États-Unis d’une saison, Jade Maisonneuve a choisi de rentrer à la maison. Après deux saisons dans le giron des Lady Senators d’Ottawa, elle s’aligne maintenant avec les Wildcats de Nepean.

Avant que la pandémie de COVID-19 force le report de plusieurs matchs, l’attaquante revendique sept points, dont deux buts, en 11 matchs. Mais la principale intéressée préfère parler des succès collectifs : On a vraiment une bonne équipe. À un moment donné, on a remporté 12 matchs de suite.

Jade Maisonneuve, de dos, lors d'un match.

Jade Maisonneuve se décrit comme une joueuse rapide et agressive (archives).

Photo : Greg Knoll

Elle espère que la saison pourra rapidement reprendre le plus tôt possible. En attendant, les joueuses de l'Association de hockey féminin de l'Ontario peuvent s’entraîner puisque la province les reconnaît comme des athlètes appartenant à l’élite.

On a hâte de revenir, le plus possible, à la normale, a-t-elle laissé entendre.

Objectif : Jeux olympiques

Dans le salon familial de Saint-Isidore, Jade Maisonneuve regardera l’équipe de hockey féminin en souhaitant qu’elle quitte la Chine avec la médaille d’or aux prochains Jeux olympiques.

Dans quatre ans, ce n’est pas dans son salon qu’elle voudra vivre ce moment, mais plutôt sur la patinoire de ces Jeux olympiques, qui seront célébrés à Milan et Cortina d'Ampezzo, en Italie.

La joueuse aurait aimé avoir la chance de représenter son pays sur la scène internationale. Elle l’a déjà fait chez les moins de 16 ans, mais la pandémie de COVID-19 l’a empêchée de revivre ce moment avec les moins de 18 ans.

C’était une grosse déception, car l’IIHF a annulé le tournoi des filles, mais pas celui des gars. C’était un coup dur pour moi, mais aussi pour tout le hockey féminin.

Jade Maisonneuve en entrevue à Radio-Canada.

L'oncle de la mère de Jade Maisonneuve est Jacques Martin, l'ancien entraîneur-chef du CH, qui n'hésite pas à lui donner quelques conseils dans sa carrière.

Photo : Radio-Canada

Elle compte se reprendre l’année prochaine avec la formation réunissant les meilleures joueuses de moins de 22 ans.

Que ce soit avec les Wildcats de Nepean, avec Hockey Canada ou éventuellement à l’University Mercyhurst, elle préconise toujours le même style de jeu, axé sur ses deux principales qualités : Je suis petite, alors je mets l'[accent] sur ma vitesse et mon agressivité depuis mon tout jeune âge. C’est ce qui m’aide à me démarquer.

Agressive, oui, mais somme toute disciplinée, jure-t-elle. Ça dépend, c’est sûr que, des fois, j’ai mes journées , mais je suis bien capable de garder mon calme!, a-t-elle lancé, durant l'entrevue, en riant.

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