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« On a eu le sentiment d’aller à la guerre », disent les syndicats de l’enseignement

Une enseignante écrit au tableau.

Si l'essentiel de l'anxiété liée au retour en classe est chose du passé, les syndicats de l'enseignement affirment du même souffle que les irritants demeurent nombreux en marge du retour en classe des élèves. (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Une semaine après le retour en classe des élèves, les syndicats de l'enseignement du Bas-Saint-Laurent sont d'avis que les irritants demeurent nombreux pour les enseignants.

En entrevue à l'émission Même fréquence, la présidente du Syndicat de l'enseignement du Grand-Portage, Natacha Blanchet, n'a pas mâché ses mots.

La semaine dernière, le 18 janvier, ce fut une très grosse journée. Plusieurs collègues m'ont dit qu'ils avaient le sentiment d'aller à la guerre, affirme la présidente syndicale.

Son homologue du Syndicat de l'enseignement de la région de La Mitis, Jean-François Gaumond, abonde dans le même sens.

« Il y a des enseignants qui m'ont plutôt dit avoir l'impression d'être envoyés à la guerre avec des couteaux à beurre. »

— Une citation de  Jean-François Gaumond, président du Syndicat de l'enseignement de la région de La Mitis
Jean-François Gaumond, président du Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis.

Jean-François Gaumond, président du Syndicat de l’enseignement de la région de La Mitis. (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

On n'avait pas de tests rapides à notre disposition ni de masque N95. Il y avait également beaucoup de questionnements sur la qualité de l'air dans les classes, ajoute M. Gaumond. On me dit que la plupart des détecteurs de CO2, chez nous, ne sont pas encore calibrés. Certains n'ont même pas encore de pile.

Natacha Blanchet dit que les problèmes liés aux détecteurs de CO2 sont similaires pour le Syndicat de l'enseignement du Grand-Portage. Lorsque les détecteurs montrent que le taux est anormalement élevé, l'enseignant nous envoie une photo du détecteur en nous demandant ce qu'on fait avec ça. Voyez-vous, c'est le problème : il nous manque des informations, laisse-t-elle tomber.

« Ajoutez l'anxiété qui vient de ça, des cas de COVID-19, de la gestion des élèves; il y a vraiment une accumulation d'événements qui rendent l'enseignement difficile. »

— Une citation de  Natacha Blanchet, présidente du Syndicat de l'enseignement du Grand-Portage
Natacha Blanchet, présidente du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage.

Natacha Blanchet, présidente du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Heureusement, le taux d'absence est limité dans les établissements scolaires bas-laurentiens. On parle d'un taux d'absence avoisinant les 9 %. Ça n'a pas été si catastrophique, estime Mme Blanchet. On a des chiffres similaires, renchérit M. Gaumond.

« C'est la prochaine semaine qui va nous dire si on s'en sauve avec un taux d'absence moindre qu'ailleurs au Québec. »

— Une citation de  Natacha Blanchet, président du Syndicat de l'enseignement du Grand-Portage

Selon notre plan de contingence, pour fermer une classe, il faut qu'il y ait un taux d'absence de 60 % et plus ou qu'il n'y ait plus de personnel disponible pour faire de la surveillance, conclut M. Gaumond.

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