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Les propriétaires de spa réclament à leur tour un allégement des mesures sanitaires

Des femmes dans un spa en plein air.

Chaque journée de fermeture entraîne des pertes importantes, entre autres en raison des coûts fixes.

Photo :  courtoisie / Nordik Group

Radio-Canada

Le spa Eastman doit souffler ses 45 bougies en 2022. Mais la fondatrice et présidente, Jocelyne Dubuc, est loin d'avoir le coeur à la fête. Le centre fonctionne à perte depuis plusieurs semaines. Elle soutient que seulement quelques clients viennent pour un massage ou d’autres services. Les 44 chambres sont presque toutes vides, comme les 27 salles de soins. La cuisine fonctionne pour les repas aux chambres, la piscine est ouverte pour les clients, mais la salle à manger doit rester fermée, tout comme les bains extérieurs, une « incohérence », souligne Jocelyne Dubuc.

Après les restaurateurs et les associations sportives, ce sont maintenant les propriétaires de spas, comme Jocelyne Dubuc, qui manifestent leur impatience devant les mesures sanitaires et qui réclament un déconfinement. Au cours des 22 derniers mois, les installations de ce genre ont été fermées en totalité ou en partie près de la moitié du temps, ce qui représente des milliers de dollars en pertes financières pour cette industrie.

Une salle à manger vide.

La cuisine est ouverte, mais la salle à manger doit rester fermée en raison des restrictions sanitaires.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Selon Véronyque Tremblay, présidente-directrice générale de l'Association québécoise des spas, un tiers des spas sont dans une situation périlleuse et craignent de devoir mettre la clé sous la porte.

« Plus de 50 % des spas ont perdu plus de 200 000 $ pour un seul mois. Alors si cela a été fermé pendant 10 mois, on peut rapidement faire le calcul que c'est beaucoup de pertes. »

— Une citation de  Véronyque Tremblay, présidente-directrice générale de l'Association québécoise des spas

Car même si les spas peuvent toujours offrir certains services, la clientèle n'est pas au rendez-vous. Les gens, quand ils viennent au spa Eastman, ils veulent la totale, explique Jocelyne Dubuc. Ils veulent pouvoir aller au sauna, dans l'étang. Et tout à coup, le modèle d'affaires sous lequel on s'est fait connaître... les gens craignent de manquer quelque chose et ne vont pas venir.

On ne fait pas partie du problème, martèle Jocelyne Dubuc. [Dans les spas], il y a eu zéro éclosion [...] C'est fait dans les règles de l'art.

Un bain chauffant extérieur en plein hiver.

Les bains extérieurs du spa Eastman, comme celui-ci, sont fermés en raison des mesures sanitaires. Pourtant, la piscine intérieure est ouverte à la clientèle.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Le spa Eastman tient le coup, mais l'aide gouvernementale ne suffit pas, en raison des coûts fixes. On fonctionne complètement à perte, affirme Jocelyne Dubuc. Ça fait un préjudice. En même temps, je suis sensible au défi qu'a le gouvernement. Mais il y a une subtilité avec l'expérience des spas nordiques, et on doit en tenir compte.

« J'ai de la compassion pour ceux qui doivent prendre des décisions. Ça doit être difficile pour eux [...] Mais ceux qui doivent prendre des décisions, ça va vite et j'ai l'impression qu'ils sont passés vite sur celle-ci. »

— Une citation de  Jocelyne Dubuc, fondatrice et présidente du spa Eastman
Un couple dans un sauna traditionnel finlandais.

Selon la PDG de l'Association des spas du Québec, 53 % des spas perdent plus de 200 000 $ chaque mois de fermeture.

Photo : Getty Images

Nous avons fait une demande de rencontre à plusieurs reprises avec le ministre de la Santé, affirme pour sa part Véronyque Tremblay. Nous voulons expliquer nos entreprises, et comment nous sommes sécuritaires. Cette rencontre n'a pas eu lieu. Je vais lui envoyer une demande écrite formelle.

Aucun cas n'a été recensé dans nos spas. On veut ouvrir, c'est clair. Ouvrez-nous!, demande-t-elle.

Avec les informations de Guylaine Charette

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