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La congestion d’ambulances à l’urgence sème l’inquiétude

Des ambulances stationnées devant l'entrée de l'urgence à l'hôpital de Trois-Rivières.

Des ambulances attendent de pouvoir transférer leur patient à l'urgence du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Les ambulanciers de la Mauricie dénoncent les longs délais de prise en charge des patients au Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières, qui pourraient, selon eux, mettre des vies en danger.

Avec le manque de personnel à l’urgence, il arrive au moins une fois par semaine que jusqu’à 9 ambulances attendent sur place avec leur patient à bord, selon le syndicat de la Coopérative des ambulanciers de la Mauricie (CAM). Une situation qui existait déjà avant la pandémie, mais qui est exacerbée par le manque de personnel.

Lorsqu’elles sont débordées, les infirmières laissent les patients entre les mains des ambulanciers qui ont l’obligation d’assurer leur transfert. Le vice-président du syndicat, Richard Fournier, s’inquiète de la situation qui frôle la rupture de service.

« Quand ça se produit, le territoire est à découvert. Il n’y a aucun véhicule ambulancier disponible pour répondre à des appels. S’il arrive un arrêt cardiorespiratoire ou d’autres problématiques, les véhicules vont devoir venir de la Rive-Sud ou de Batiscan ou de Louiseville, donc le risque de mortalité est beaucoup plus élevé. »

— Une citation de  Richard Fournier, vice-président du syndicat de la Coopérative ambulancière de la Mauricie

Le CIUSSS MCQ affirme qu’il n’y a pas de rupture de service et qu’il s’agit de situations ponctuelles. Lorsqu’elles se produisent, les équipes de soins et médicales se mobilisent rapidement pour trouver des solutions, indique-t-on.

On peut passer trois heures à attendre dans le garage, le temps que notre patient soit vu, déplore Richard Fournier. Ce n’est pas optimal pour nous et ce n’est pas optimal pour le patient. On a des personnes âgées de 80, 90 ans qui vont attendre dans un garage à -30 parce que les portes sont toujours ouvertes vu qu’il y a des véhicules qui arrivent, ajoute-t-il.

Différentes pistes de solution sont envisagées en collaboration avec la Coopérative des ambulanciers de la Mauricie pour améliorer la fluidité. L’une d’elles serait qu’un paramédical travaille avec le personnel infirmier pour offrir certains soins aux usagers triés, en attente à l’urgence. Toutefois, l’arrivée d’Omicron a retardé sa mise en place.

Avec les informations d'Amélie Desmarais

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