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Il y a assez de places pour les sans-abri à Montréal, insiste Valérie Plante

Un sans-abri à Montréal.

La mairesse de Montréal continue de dire que la ville a assez de places pour accueillir les sans-abri, mais pas assez de ressources communautaires.

Photo : afp via getty images / ROGERIO BARBOSA

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, continue de défendre la décision de la Ville qui a refusé les 25 tentes en bois isolées offertes par l’humoriste Mike Ward pour loger les itinérants « qui refusent de dormir dans les refuges ».

En fin de semaine, le cabinet de la mairesse Plante avait fait savoir qu’elle considérait que ces minimaisons n’étaient pas adaptées pour venir en aide aux plus vulnérables, et que l’administration municipale privilégiait plutôt des services qui pouvaient leur permettre d’être en contact avec des intervenants sociaux.

Interrogée à ce sujet lundi, la mairesse a réitéré sa confiance en l’approche choisie par la Ville.

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’en ce moment à Montréal, le problème n’est pas tant l’espace. C’est d’avoir du personnel qualifié. Des gens qui peuvent accompagner les personnes en situation d’itinérance. C’est pour ça qu’on travaille avec des organismes. En ce moment, il y a une pénurie. On a de la misère à trouver des travailleurs et des travailleuses qualifiés, a-t-elle affirmé.

Je pense que c’est important de se rappeler que les personnes en situation d’itinérance, c’est complexe, et qu’il y a toutes sortes de parcours. Il peut y avoir des gens qui sont dans la rue parce qu’ils ont des traumatismes face à la violence conjugale ou autre. Des personnes qui ont des problèmes de consommation. Des personnes qui ont des problèmes de santé mentale. Il faut être là. Il faut les aider, il faut les accompagner, a-t-elle poursuivi.

Même si les organismes du milieu de l’itinérance avouent que le manque de personnel mine les ressources qui sont allouées actuellement aux sans-abri, ils insistent cependant pour dire que le manque de places qu’on leur réserve est bien réel et pose problème.

Malgré ce que Mme Plante se tue à dire dans les médias, il n’y a pas assez de places. Je l’invite fortement à passer une soirée avec nous et voir le triste constat, déclarait en fin de semaine Andréane Désilets, directrice générale de la Maison Benoît Labre.

La mairesse, de son côté, réclame plus de logements sociaux et de ressources communautaires, la seule façon, selon elle, d’assister les personnes en situation d’itinérance.

Donc, ce n’est pas d’être contre un projet comme ce que M. Ward propose, mais c’est de le faire de façon cohérente pour que ces gens-là soient pris en charge et qu’on les aide, dit-elle.

« Il faut aller plus loin et se demander, comme société, si c’est normal que depuis 5 ans, 10 ans, 20 ans, on est dans un système où on s’occupe des personnes en situation d’itinérance l’hiver, on met des refuges, et après ça retombe. Ce qu’il faut, ce sont des solutions pérennes. »

— Une citation de  Valérie Plante, mairesse de Montréal

Deux personnes en situation d’itinérance ont été retrouvées mortes à l’extérieur à Montréal au cours des deux dernières semaines, marquées par des froids extrêmes.

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