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Le télescope James Webb atteint sa destination finale

Illustration artistique du télescope James Webb.

Le télescope James Webb a été lancé il y a presque un mois.

Photo : ESA

Radio-Canada

Presque un mois après son lancement, le télescope spatial James Webb a atteint son point d'observation final, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, depuis lequel il permettra notamment d'observer les premières galaxies de l'Univers, a confirmé la NASA.

Il a activé ses propulseurs à environ 14 h, heure normale de l'Est, afin d'atteindre le point de Lagrange 2, idéal pour observer le cosmos. Bienvenue à la maison, Webb!, s'est exclamé le patron de l'agence spatiale américaine, Bill Nelson, dans un communiqué.

C'était la troisième fois que le télescope actionnait ainsi ses propulseurs depuis son lancement.

Le télescope a décollé le 25 décembre dernier à bord d'une fusée Ariane 5 depuis le port spatial européen de Kourou, en Guyane française.

Au point de Lagrange 2, la Terre, le Soleil et la Lune se trouvent de l'autre côté de son pare-soleil, ce qui lui assurera d'opérer dans l'obscurité et dans un très grand froid, conditions indispensables à l'étude des premiers rayonnements cosmiques au moyen de ses capteurs infrarouges.

Plusieurs étapes délicates se sont déroulées avec succès durant le voyage de 29 jours du télescope vers son point d'observation, dont le déploiement de son miroir primaire et des cinq couches de son bouclier solaire.

Avec son arrivée à bon port, sa température continuera de diminuer. Deux mois après le lancement, elle sera suffisamment basse pour permettre à ses photodétecteurs infrarouges de fonctionner.

Vers le cinquième mois en orbite, le télescope sera stable et prêt pour sa mission.

C’est à ce moment-là qu’on va exercer tous les modes des quatre instruments. C’est une période intensive d’environ un mois pour vérifier que tout fonctionne comme prévu, précise René Doyon, qui dirige l’équipe scientifique canadienne.

« À la fin de la période de rodage, vers le sixième mois dans l’espace, les toutes premières images et spectres des instruments nous parviendront, on l'espère, vers la mi-juin 2022. »

— Une citation de  René Doyon, chercheur principal des modules canadiens FGS/NIRISS du télescope James Webb

La mission scientifique de James Webb pourra ensuite commencer. Elle devrait durer entre 5 et 10 ans, mais pourrait aussi se prolonger un peu.

Contribution canadienne

Le Canada fournit deux instruments pour le télescope. Le premier est le détecteur de guidage de précision (FGS), destiné à faire en sorte que le télescope vise juste, et le second est l’imageur et spectrographe sans fente dans le proche infrarouge (NIRISS).

Le FGS permettra de s'assurer, selon le professeur Doyon, que le télescope soit toujours bien pointé lorsqu’on regardera une étoile ou une galaxie. Gros comme un lave-vaisselle, selon René Doyon, cet instrument veillera à ce que les images [du télescope] soient toujours très fines, [ce qui] est absolument crucial.

Ce système de détection canadien est en mesure de percevoir un mouvement angulaire du télescope équivalent à celui d’un cheveu humain tel que vu à un kilomètre.

Le deuxième instrument, le NIRISS, permettra quant à lui d’étudier l’atmosphère d’exoplanètes. On sait où pointer le télescope, mais on ne sait pas si [les exoplanètes] ont une atmosphère, et si c’est le cas, y a-t-il de l’eau [...] pour qu’il y ait de la vie?, mentionne M. Doyon.

Sur le plan scientifique, les chercheurs canadiens veulent étudier les toutes premières galaxies qui se sont formées au début du big bang, affirme M. Doyon. Les quatre principaux instruments du télescope spatial James Webb le permettent, mais le NIRISS canadien a une capacité particulière.

Grâce au NIRISS, poursuit M. Doyon, il sera possible de cibler des amas de galaxies qui ont de la matière sombre pour amplifier les petites galaxies qui sont très loin derrière, en arrière-plan.

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Avec les informations de Agence France-Presse

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