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Policier suspendu pour conduite dangereuse lors d’une intervention

Une voiture de la police de Québec.

Une voiture de la police de Québec

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Le Comité de déontologie policière impose une suspension de 10 jours à un agent de la police de Québec qui a provoqué une violente collision alors qu'il répondait à un appel non urgent.

Dans sa décision, le Comité lance un message à tous les policiers en leur indiquant que la route ne leur appartient pas.

L'agent Sébastien Bouchard-Mathieu a été déclaré coupable de ne pas avoir conduit son véhicule de police avec prudence et discernement.

Le 15 avril 2019, lui et son collègue ont reçu un appel pour se rendre à Saint-Augustin-de-Desmaures où un véhicule venait de percuter un chevreuil.

Il n'y avait pas de blessé et l'appel a reçu la cote de priorité 5, la moins urgente.

Impact violent

À la sortie de l'autoroute 40, à la hauteur du boulevard Hamel, l'agent Bouchard-Mathieu a fait une manœuvre pour traverser la route et atteindre le stationnement d'un motel.

Le conducteur d'une camionnette n'a pu éviter l'impact qui a été violent.

Les policiers ont été transportés à l'hôpital de manière préventive, mais personne n'a été blessé sérieusement.

Le juge administratif souligne que le policier n'avait activé ni la sirène ni les gyrophares de son véhicule.

Il n'a pas cédé le passage à la camionnette, avant de réaliser une manœuvre dangereuse et imprévisible, indique la décision.

Le commissaire avait demandé une suspension de 12 jours, alors que les avocats du jeune agent recommandaient 5 jours, car il avait alors moins de deux ans d'expérience, ont souligné ces derniers.

« La décision qu’il prend de traverser ainsi la route 138 pour répondre à un appel non prioritaire relève plus d’un sérieux manque de jugement que d’un manque d’expérience. »

— Une citation de  Benoit Mc Mahon, juge administratif, Comité de déontologie policière

Le juge administratif espère que la suspension de 10 jours fera réfléchir l'agent Bouchard-Mathieu et ses collègues.

Avec cette sanction, le Comité dit vouloir rappeler aux policiers que la route ne leur appartient pas et qu’ils doivent respecter la signalisation routière et éviter toute action susceptible de mettre en péril la vie ou la sécurité des personnes.

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