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Quand le verre devient œuvres d’art avec Charlynne Lafontaine

L'Assemblée générale des Nations Univers a proclamé 2022 l'Année internationale du verre.

Montage photo d'un portrait de Charlynne Lafontaine et d'une sculpture de brosses à cheveux en verre soufflé.

Fascinée par le verre, l’artiste d’Ottawa Charlynne Lafontaine fait de ce médium la matière première de ses œuvres.

Photo : Radio-Canada / Photos : Avec la gracieuseté de Charlynne Lafontaine

Le verre n’a plus aucun secret pour l’artiste Charlynne Lafontaine. Fascinée par ce médium depuis son adolescence, l’Ottavienne en fait aujourd’hui la matière première de ses créations.

C’est grâce à sa tante que Charlynne Lafontaine s’initie d’abord à l’art du verre. Quand j’étais adolescente, ma tante travaillait le vitrail et c’est elle qui m’a montré comment faire, se souvient-elle. Je trouvais ça beau. [...] Quand la lumière est transmise à travers le verre, ça change [sa] couleur et [sa] qualité.

Une femme en train de travailler sur une sculpture en verre soufflé dans un atelier.

L’artiste Charlynne Lafontaine travaille le verre dans son atelier, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Reno Patry

Au début des années 2000, après ses études au programme de verre du Sheridan College, à Oakville, l’artiste revient à Ottawa, où elle développe une nouvelle technique : le travail du verre au chalumeau. La flamme produite par cet outil lui permet de ramollir et modeler le verre à sa guise.

« Quand j’ai commencé à travailler au chalumeau, j’ai eu un coup de foudre. Tout de suite, je savais que c'était ce que je voulais faire. »

— Une citation de  Charlynne Lafontaine, artiste du verre
Une sculpture en verre soufflé sur un grand plateau.

Après avoir pratiqué longtemps l’art du vitrail, Charlynne Lafontaine s'est découvert une passion pour le travail du verre au chalumeau.

Photo : Avec la gracieuseté de Charlynne Lafontaine

Ainsi, l’artiste travaille à la fois le verre filé et le verre soufflé à la flamme.

Les multiples possibilités du verre

Pour Charlynne Lafontaine, ce médium est idéal, car il lui permet de créer des textures en assemblant différentes pièces de verres et de concevoir des pièces comportant plusieurs petits détails.

Un homme portant un manteau en verre soufflé devant un mur de briques.

En 2016, Charlynne Lafontaine a conçu un manteau composé d’environ 8000 tubes de verre soufflé.

Photo : Avec la gracieuseté de Charlynne Lafontaine

Elle a notamment ciselé chacune des quelque 8000 pièces d’un manteau en fourrure de verre soufflé, ainsi que des œuvres d'art public, comme Le Rondeau, ce capteur de rêves installé à l’entrée du pont du Portage, en direction de Gatineau, dont elle a conçu les « perles ».

L’artiste travaille actuellement sur une série explorant ce que c’est de vivre dans une culture axée sur l’apparence physique, fait-elle valoir. C’est de moins en moins sain, [...] pour nous physiquement, mais aussi pour l'environnement, parce qu’il y a beaucoup d'emballages qui viennent avec les produits [de beauté].

Des sculptures de brosses à cheveux en verre soufflé déposées sur miroir.

Charlynne Lafontaine travaille actuellement sur un projet explorant l’impact d’une société axée sur l’apparence physique.

Photo : Avec la gracieuseté de Charlynne Lafontaine

Dans le cadre de ce projet, elle s’intéresse aux produits utilisés pour changer l’apparence physique. J’ajoute des pièces faites en verre qui représentent, par exemple, des bactéries qui vivent sur nos peaux, explique l’Ottavienne. J’aime combiner les sciences et les arts dans mes œuvres.

Les sculptures et installations de Charlynne Lafontaine nécessitent souvent plusieurs mois de travail. [Mais] une fois que je commence à travailler, j’oublie tout. Ça me relaxe, conclut l’artiste.

Avec les informations de Kevin Sweet

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