•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La crise du logement force une étudiante en cinéma et son mari à vivre dans un autobus

Ils sont devant l'autobus jaune.

Natasha Ernst et son mari à l'extérieur du bus, connu sous le nom de Skoolie.

Photo : Natasha Ernst

Radio-Canada

Depuis son retour en Nouvelle-Écosse en mars 2020, Natasha Ernst a du mal à trouver un logement abordable. Elle et son mari ont vécu dans environ une demi-douzaine d’appartements. L’été dernier ils ont emménagé dans un autobus scolaire parce qu'ils ne trouvaient pas de logements à long terme.

Natasha Ernst dit que tout ce qu'ils pouvaient trouver c’était des locations à court terme de type Airbnb.

Chaque fois qu’ils emménageaient quelque part le compte à rebours était lancé pour trouver la place suivante.

« C'est incroyablement stressant, on a jamais ce sentiment d'appartenance. »

— Une citation de  Natasha Ernst, étudiante en cinéma

Elle et son mari vivent maintenant à Northfield sur la rive sud de la Nouvelle-Écosse, et elle étudie à distance à la Toronto Film School.

Basée sur son expérience, elle va faire de la crise du logement en Nouvelle-Écosse le sujet de son dernier devoir pour un cours de documentaire.

Natasha Ernst au volant de l'autobus.

Natasha Ernst et son mari ont emménagé dans cet autobus scolaire parce qu’ils n’ont pas réussi à trouver un logement.

Photo : Natasha Ernst

Alors que les coûts de logement étaient autrefois un argument de vente pour vivre en Nouvelle-Écosse, les prix ont grimpé en flèche ces dernières années. La population de la province a augmenté, mais l'offre de logements n’a pas suivi.

Natasha Ernst a rencontré des personnes forcées de vivre dans des tentes sur des terrains de camping parce qu'elles ne trouvent pas de logement.

Elle en a croisé d’autres, expulsées de leurs logements parce que les propriétaires ont vendu l'endroit pour tirer profit du marché immobilier en ébullition.

La Nouvelle-Écosse est un endroit incroyable où vivre, mais avec cette crise du logement,c’est vraiment difficile de s'épanouir.

En octobre dernier, la province a annoncé qu'elle dépenserait 35 millions de dollars en logements abordables pour créer 1 100 nouvelles places. C'est 10 millions $ de plus que ce que recommandait la commission du logement abordable de la province.

Il aménage l'intérieur.

Le mari de Natasha Ernst travaille à la rénovation de l'autobus scolaire.

Photo : Natasha Ernst

Avant la pandémie, Natasha Ernst et son mari vivaient à Calgary, mais ils ont déménagé en mars 2020 pour se rapprocher de leur famille.

Le manque de logements a forcé le couple à utiliser l'argent qu'il avait économisé pour acheter un autobus scolaire.

Le couple a commencé à rénover le bus et a documenté le processus sur les réseaux sociaux. Ils ont habité l'autobus l'été dernier et l'automne dernier dans un camping de la Rive-Sud.

Et s’ils n’avaient pas trouvé un endroit où rester pour l’hiver, ils seraient sans doute encore dans l’autobus. Le problème c’est qu’il n'est pas encore isolé pour l’hiver. Natasha Ernst raconte que ça fait partie des plans.

On est vraiment chanceux et reconnaissant d'avoir eu les moyens de pouvoir le faire parce que je sais que beaucoup de gens n'auraient probablement pas les moyens d'acheter un autobus scolaire.

Malgré les circonstances, Natasha Ernst dit qu’elle et son mari ne sont pas à plaindre.

Nous sommes en quelque sorte parmi les plus chanceux.

Avec les informations de Richard Woodbury de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !