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Soupir de soulagement à White River après le rachat d’une mine endettée

Deux employés de la mine portant des habits de constructions, assis devant un ordinateur. Un des deux employés est tourné vers la caméra, il sourit et fait un geste avec ses mains.

À White River, un résident sur cinq travaille à la mine de Harte Gold, selon le maire de la municipalité.

Photo : Clarence Fisher / Harte Gold

Radio-Canada

La minière australienne Silver Lake Resources est sortie victorieuse de la vente aux enchères pour racheter les actifs de Harte Gold, une minière nord-ontarienne placée à l’abri de ses créanciers en décembre dernier.

Au cœur de la transaction se trouve une vaste zone d’exploration de plus de 81 000 hectares ainsi qu’une mine souterraine située à environ 30 kilomètres de White River.

Cette petite municipalité nord-ontarienne, située entre Sault-Sainte-Marie et Thunder Bay, retient son souffle depuis l’annonce des troubles financiers de la minière.

L’ouverture de la mine [en 2019] a transformé notre municipalité, confie Angelo Bazzoni, le maire de White River.

« Notre communauté a longtemps subsisté grâce à l’industrie forestière, mais maintenant, nous dépendons de la mine. »

— Une citation de  Angelo Bazzoni, maire de White River

Un résident sur cinq travaille pour la mine de Harte Gold, selon le maire.

Il y a plusieurs emplois indirects aussi. La mine faisait régulièrement affaire avec nos commerçants pour s'approvisionner, explique-t-il.

Le site de la mine lors d'un lever de soleil.

La minière Harte Gold est basée à Toronto. Son plus grand projet se trouve à White River.

Photo : Harte Gold

Selon le maire, plusieurs entreprises de White River attendent toujours des paiements de la minière pour des produits ou services vendus en 2021.

Notre communauté espère fortement que les nouveaux propriétaires pourront honorer les dettes de Harte Gold, relate M. Bazzoni.

Une vente aux enchères qui se conclut sans surprise

Déjà sérieusement endettée à son ouverture en 2019, la mine de Harte Gold à White River a traversé deux années tumultueuses avant de se placer à l’abri de ses créanciers.

Les activités de la minière ont arrêté pendant trois mois au début de la pandémie, et la production des mois suivants s’est avérée être beaucoup moins importante que prévu.

Plusieurs investisseurs ont prêté main-forte à la mine alors que ses finances battaient de l’aile.

Silver Lake Resources a prêté 400 000 $ l’automne dernier, signalant sa volonté d’acquérir les parts de la minière nord-ontarienne.

Vue aérienne de la mine White River’s Sugar Zone, dans le Nord de l’Ontario.

Vue aérienne de la mine White River’s Sugar Zone, dans le Nord de l’Ontario.

Photo : Soumise par Harte Gold

D’ailleurs, lorsque la Cour supérieure de l’Ontario a autorisé Harte Gold à vendre ses actifs, l’entreprise australienne était parmi les premières à faire une offre.

Cette offre s’est avérée être plus compétitive que celles faites par d’autres investisseurs.

Dans le cadre de la transaction, Silver Lake Resources s’engage à payer les dettes de Harte Gold.

Toutefois, l’entreprise ne compte pas rembourser les actionnaires de l’entreprise, qui ont perdu tout leur argent lorsque l’entreprise s’est placée à l’abri de ses créanciers.

Les nouveaux propriétaires de la mine de White River comptent poursuivre les activités d’extraction et d’exploitation entamées par leur prédécesseur.

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