•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Absentéisme élevé dans plusieurs écoles de la région d’Ottawa

Édifice avec le logo du conseil scolaire sur le mur vitré, lors d'une douce averse de neige.

Le quartier général du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO), à Ottawa (archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Radio-Canada

Le gouvernement ontarien publie, lundi, des données sur le taux d’absentéisme dans les établissements scolaires de la province. Ce portrait, diffusé pour la première fois, indique que six écoles d’Ottawa enregistrent un taux d’absentéisme d’au moins 30 %.

Ces données combinent l'absentéisme des employés et des élèves en un seul pourcentage par école, que ces absences soient liées ou non au coronavirus.

Liste des écoles avec un taux d'absentéisme de plus de 30 %:

  • Ottawa-Carleton District School BoardUrban Aboriginal Alternate High School 66.7 %
  • Ottawa-Carleton District School Board - Richard Pfaff Secondary Alternate Site 65.5 %
  • Ottawa-Carleton District School Board - Adult HS Ottawa 47.6 %
  • Ottawa-Carleton District School Board - Osgoode Township HS Metcalfe 42.8 %
  • Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) -  ÉSP L'Alternative 37.6 %
  • Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario -  Programme jeunes parents 33.3 %

Dans l’est ontarien, aucun établissement scolaire n’a un taux d’absentéisme au-delà de 30 %.

La page web (Nouvelle fenêtre) du portail provincial sera mise à jour tous les matins de la semaine. Les fermetures d'écoles y seront aussi affichées.

Malgré le retour en classe la semaine dernière, l’Ontario ne publie plus de bilan quotidien des cas de COVID-19 dans les écoles comme l'an dernier.

Le gouvernement explique qu'il est devenu difficile de répertorier le nombre d'infections, en raison de l'accès limité aux tests de dépistage PCR.

Selon les exigences provinciales, les écoles sont tenues d'envoyer un message aux parents seulement si leur taux d'absentéisme atteint la barre de 30 %.

Toutefois, nombre de conseils scolaires ont décidé d'outrepasser ces exigences et continueront à informer les parents si un cas de COVID leur est signalé à l'école de leurs enfants, que ce soit à la suite d'un test PCR ou d'un test rapide.

Ce sera notamment le cas au sein des établissements du Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO).

Marie-Josée Brosseau, surintendante au CEPEO, explique que les parents sont désormais invités à déclarer sur une base volontaire un résultat positif à un test de dépistage subi par leur enfant. L’école va ensuite envoyer une lettre à l'ensemble des parents pour dévoiler ce cas de COVID-19 dans une classe.

Cependant, si le taux d'absentéisme dans une école atteint le seuil de 30 %, la direction de l'établissement devra aviser le bureau de santé publique. Après avoir analysé le portrait, les autorités de la santé détermineront s’il est nécessaire d’alerter les parents de la situation.

Ca ne donnera pas grand-chose

Pour l’Association des enseignantes et enseignants francos-ontariens (AEFO), la publication de ces données est un certain pas dans la bonne direction. Sauf que ça ne répond pas aux besoins particuliers de ce virus avec lequel on doit travailler présentement avance Anne Vinet-Roy, présidente de l'association.

« Ce n'est pas du tout pertinent ou approprié à la situation actuelle avec le variant Omicron qui est, lui, très très contagieux. »

— Une citation de  Anne Vinet-Roy, présidente de l'Association des enseignantes et enseignants francos-ontariens

Anne Vinet-Roy s’interroge. Une fois que les directions d’écoles vont informer la santé publique d’une proportion d’absence d’au moins 30%, « que se passera-t-il? Qui va décider quoi? Quel geste va être posé? Est-ce qu’on fermera alors des classes ou non ? », lance-t-elle.

Ce n’est pas clair, ajoute-t-elle. Les procédures ne sont pas très spécifiques. Elle croit qu’il y aura toutes sortes de décisions incohérentes qui risquent d’être prises un peu partout dans la province.

Anne Vinet Roy en entrevue dans son bureau. Derrière elle une immense plante et une bibliothèque bien garnie.

Anne Vinet-Roy (Archives)

Photo : Radio-Canada

La syndicaliste estime également dommage de ne plus tenir compte du portrait de la COVID-19 dans les classes. Elle martèle que les parents veulent cette information, veulent savoir si leur enfant a été en contact étroit avec une personnes infectée, et veulent prendre eux-mêmes les décisions qui en découlent.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !