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Une pharmacie d’Antigonish s’attaque au gaspillage avec des flacons réutilisables

Miranda Teasdale, pharmacienne, tient un flacon en verre dans ses mains.

Miranda Teasdale, pharmacienne, tient un flacon en verre que les gens peuvent utiliser pour leurs prescriptions. Elle dit que l'industrie pharmaceutique produit beaucoup de déchets, car de nombreux contenants en plastique ne sont pas recyclés.

Photo : Miranda Teasdale

Radio-Canada

Lorsqu'Alicia et Miranda Teasdale ont décidé de quitter l'Alberta pour s'installer à Antigonish, en Nouvelle-Écosse, elles voulaient ouvrir une pharmacie qui produirait moins de déchets. Les sœurs viennent de lancer Teasdale Apothecary, qui propose des flacons en verre réutilisables pour les ordonnances.

Le concept existe déjà ailleurs au Canada, mais l'Association des pharmaciens de la Nouvelle-Écosse dit que Teasdale Apothecary est la première pharmacie à essayer le système en Nouvelle-Écosse.

Miranda Teasdale, qui est pharmacienne, dit que la quantité de déchets produits par les pharmacies est assez incroyable.

« Malheureusement, nous contribuons énormément aux déchets plastiques dans l'environnement. »

— Une citation de  Miranda Teasdale, pharmacienne

Comment fonctionne le programme de flacons

Les patients de la pharmacie ont le choix. Ils peuvent utiliser des flacons en plastique d'une entreprise canadienne respectueuse de l'environnement ou opter pour le programme de bouteilles. Ils paient une consigne de 2 $ ou 3 $ selon la taille du contenant.

Lorsqu'ils terminent leur prescription, on leur donne des instructions sur la façon de le nettoyer.

Lorsqu'ils le retournent à la pharmacie, nous utilisons un désinfectant de très haute qualité médicale sur le flacon, pour nous assurer qu'il est totalement sûr de le réutiliser, dit-elle.

Les sœurs espèrent que les flacons en verre vont devenir une nouvelle norme dans l'industrie.

Miranda Teasdale croit qu'avec le temps, leurs dépenses devraient baisser, car la pharmacie n'aura pas à se réapprovisionner en contenants de plastique.

Le truc avec le verre, c’est que ça peut durer à l’infini tant qu'il est manipulé et nettoyé correctement, explique la pharmacienne.

Ce qui a vraiment un impact quand on regarde les prescriptions dont certaines personnes ont besoin chaque mois. Ça représente beaucoup de déchets qui ne finiront pas au dépotoir.

Un rêve entre sœurs

Lorsque la pandémie a commencé, Alicia Teasdale était à Edmonton et travaillait comme directrice d'un centre d'aide aux victimes d'agression sexuelle. Alors que les fermetures se prolongeaient, les sœurs ont eu le mal du pays et ont décidé d'accélérer leur plan à long terme de déménagement.

Alicia Teasdale a parlé de son idée d'ouvrir une pharmacie avec un mandat écologique. À peine un an plus tard, leur père découvre un immeuble vacant mis en vente à Antigonish, et les Teasdale sautent sur l’occasion.

« Nous sommes ici beaucoup plus tôt que prévu, mais c’est avantageux! »

— Une citation de  Alicia Teasdale, co-propriétaire de Teasdale Apothecary
Alicia Teasdale debout dans sa pharmacie.

Alicia Teasdale veut que les gens pensent différemment à leurs produits de tous les jours. Elle encourage les gens à apporter leurs propres contenants lorsqu'ils viennent acheter des choses comme du shampoing ou des masques faciaux.

Photo : Alicia Teasdale

Réduire l'empreinte carbone

Alors que la boutique est remplie de produits ordinaires tels que des shampoings et des nettoyants ménagers, tous ont des options rechargeables.

Les gens peuvent apporter leurs propres conteneurs tant qu'ils sont propres et secs, et nous les pèserons, explique Alicia Teasdale. Ils peuvent remplir les contenants avec tout ce qu'ils veulent acheter, puis ils ne paient qu'au poids.

Elle donne l'exemple des tests de grossesse et d'ovulation, qui sont souvent accompagnés d'emballages plastiques importants.

Nous avons choisi une marque canadienne qui emballe les siens en groupes de bandes et elles sont sans plastique.

Alicia Teasdale espère que les habitants de sa ville natale vont accepter de changer leurs habitudes pour aider la planète.

Nous pouvons faire des échanges très faciles et nous pouvons éliminer certains produits polluants devenus si populaires.

Miranda Teasdale dit qu’elle et sa sœur apprennent au fur et à mesure. Elles espèrent que, par la suite, la pharmacie sera également sans papier.

Avec les informations de Carolyn Ray de CBC

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