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Ouvrir ou fermer le dimanche? Un choix difficile pour des commerçants

Une affiche rouge sur laquelle des heures d'ouverture sont écrites.

Le reportage de Raphaëlle Drouin

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La pénurie de main-d’œuvre touche tous les domaines, notamment des épiciers qui sont forcés de revoir leur offre de service. Cette problématique pourrait faire en sorte que les consommateurs doivent payer plus cher leurs produits alimentaires.

Alors que les épiceries du Québec peuvent de nouveau accueillir des clients le dimanche, au Gourmet Grignotard à Trois-Rivières, c'est remis au lundi.

Pour économiser l’énergie de nos employés, on a décidé de fermer une journée et d’avoir une journée de congé sûr à 100 %, explique Samuel Bournival, directeur de production.

Pour lui, il s’agit d’une façon d’attirer des travailleurs.

En mettant des semaines de six jours, je peux baser des horaires sur 4 jours en 40 heures. Ça m’a permis d’attirer beaucoup de nouveaux candidats, d’avoir des horaires plus malléables et des charges de travail moins importantes pour les employés.

« C’est sûr que le dimanche c’était notre plus grosse journée de vente. On a été capable de récupérer nos ventes sur le lundi et le samedi, mais c’est sûr qu’il y a une perte le dimanche. »

— Une citation de  Samuel Bournival, directeur de production, au Gourmet Grignotard

Pas une option pour certains

Mais ce ne sont pas tous les commerces qui ont les reins assez solides pour encaisser ce genre de pertes. Au Marché Al-Farah, l’exercice ressemble à un cercle vicieux.

On est pas mal coincé. Si on augmente les prix, les quantités qu’on est capable de vendre sont diminuées, donc c’est comme avant. On ne fait pas beaucoup de profits pour payer les employés… si on en trouve, affirme le propriétaire Ahmad Fawaz.

La pénurie de travailleurs touche également les fournisseurs. Il y a un manque de main-d’œuvre partout, mais Omicron a fait en sorte que plusieurs personnes tombent malades en même temps. […] Au Québec, il y a eu beaucoup de PME qui ont écopé en transformation par rapport à ça, précise Sylvain Charlebois, professeur titulaire et directeur principal du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie.

Les détaillants paient et revendent donc plus cher leurs produits. Puisque la chaîne tourne au ralenti, tout ça fait en sorte que les coûts augmentent, poursuit-il.

Ahmad Fawaz a ouvert une autre succursale du Marché Al-Farah au centre-ville de Trois-Rivières, mais sans cuisine ni mets préparés. Là-bas, il n’a besoin que d’un employé. Si cette formule fonctionne, il l’appliquera à sa succursale du boulevard des Forges.

Une façon d’économiser des coûts pour payer les factures sans pour autant réduire ses heures d’ouverture.

D'après le reportage de Raphaëlle Drouin

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