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L’aventure laitière d’un jeune couple à Bonaventure

Marie-Eve Cyr nourrit un veau.

Les démarrages de nouvelles productions laitières demeurent peu fréquents en Gaspésie.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Le printemps dernier, un tout premier maillage était effectué en Gaspésie dans le cadre du programme provincial ARTERRE, qui vise à faire le pont entre les propriétaires cédant et des aspirants producteurs agricoles. Moins d'un an plus tard, Maxime Plante et Marie-Eve Cyr opèrent désormais une toute nouvelle production laitière à Bonaventure, la Ferme M & M.

Ça fait deux ans qu'on travaille sur ce projet et là, ça fait un mois qu'on est vraiment dedans , résume la jeune femme de 26 ans.

La dernière année, pour les nouveaux agriculteurs, a été très intense. Entre les demandes de subvention, la paperasse, la production de foin et la construction de nouvelles installations pour accueillir des vaches laitières, le couple n’a pas chômé.

C’était un très gros chantier, d’être présent sept jours sur sept, c’était très dur physiquement, arrive à dire en riant Maxime Plante, 31 ans.

Des vaches.

Le couple s'est néanmoins très bien adapté au rythme de sa nouvelle ferme depuis l'arrivée du troupeau, le 18 décembre.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Cet accomplissement aura demandé un investissement d'environ 2 millions de dollars afin d'adapter à la production laitière des installations initialement prévues pour de l'élevage bovin.

Heureusement, le couple a su bien s’entourer, bénéficiant de la solidarité de plusieurs bénévoles, dont d’autres agriculteurs.

« En agriculture, c’est une communauté qui est soudée, on a l’aide de beaucoup d’autres producteurs et ça fait du bien. »

— Une citation de  Marie-Eve Cyr, productrice laitière
Maxime Plante et Marie-Eve Cyr devant leurs vaches.

Maxime Plante et Marie-Eve Cyr ont lancé une nouvelle ferme laitière à Bonaventure.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Les démarrages de nouvelles productions laitières demeurent, somme toute, peu fréquents. Selon la Fédération de l'UPA Gaspésie-Les Îles, le dernier remonte, en région, à 2012.

L'arrivée de nouveaux producteurs est donc très bien accueillie en région. C'est toujours une bonne nouvelle. C'est sûr qu'on en perd à tous les ans ou pratiquement. Un nouveau (producteur), ça redonne un peu de vie, d'encouragement. Ça sème, un peu, la graine pour ceux qui ont des aspirations pour partir en production laitière , croit Normand Barriault, représentant du Comité régional des producteurs de lait de la Gaspésie et des Îles.

Normand Barriault.

Normand Barriault, représentant du Comité régional des producteurs de lait de la Gaspésie et des Îles

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

S’adapter au rythme de la ferme

Le quotidien d'un producteur agricole n'a rien de reposant. Passé 8 h, on pense qu'on a la journée libre, mais finalement, on fait tous les imprévus qu'il y a à côté. On arrête à 4 h. À 4 h 30, on recommence la traite du soir!, décrit Marie-Eve Cyr.

Le couple s'est néanmoins très bien adapté au rythme de sa nouvelle ferme depuis l'arrivée du troupeau, le 18 décembre.

« J'ai déjà demandé à Maxime : "Es-tu content?" Il m'a dit "oui!" On a fait ce qu'on voulait. C'est un accomplissement. »

— Une citation de  Marie-Eve Cyr, productrice laitière
Deux veaux dans un enclos.

Le couple a acheté une ferme bovine, la Ferme du ruisseau jaune, pour l'adapter à la production laitière.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Avec 38 vaches en lactation et une production moyenne de 1492 litres de lait aux deux jours, les deux producteurs voient déjà plus grand.

C'est sûr que là, on a 32 kg [de gras par jour], mais le projet est de 50 kg. On veut se rendre à 50 kg, c'est notre premier but , soutient Marie-Eve Cyr.

Les nouveaux venus ont bien compris ce qu'il faut pour se lancer dans une telle aventure.

« Il faut avoir une méchante bonne tête sur les épaules. Il faut avoir du lead.  »

— Une citation de  Maxime Plante, producteur laitier

II faut être décidés , conclut la copropriétaire. Il faut aussi avoir la vocation, ce qu'ont sans aucun doute Maxime Plante et Marie-Eve Cyr.

D’après le reportage de Roxanne Langlois

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