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Logement : réunion entre le gouvernement et les maires des régions rurales

Comment visiter une propriété de façon efficace?

Le nombre de logements en construction et le prix des maisons sont tous deux en augmentation dans les régions rurales, selon les statistiques de l'Association canadienne de l'immeuble. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le premier ministre de l'Ontario Doug Ford a tenu une réunion sur les problèmes de logement dans les régions rurales, éloignées et du Nord, dimanche. Plus tôt cette semaine, un sommet virtuel s’est aussi tenu avec les maires des grandes villes de la province.

Le ministre des Affaires municipales et du Logement, Steve Clark, qui a aussi participé à la réunion de dimanche, a déclaré que celle-ci était une occasion de collaborer et de coordonner avec les municipalités plus petites, rurales et éloignées sur la façon dont le gouvernement peut résoudre la crise de l'offre de logements.

[La réunion de dimanche] était une autre étape importante alors que notre gouvernement coordonne avec les municipalités pour faciliter le déblocage et l'accélération du logement, peut-on lire dans le communiqué officiel du gouvernement.

Certaines personnes qui travaillent dans le domaine du logement à l'extérieur des grands centres de l'Ontario ont déclaré que, bien qu'il existe des problèmes communs à toute la province, les gouvernements qui cherchent des solutions doivent se rappeler les besoins et les défis uniques des petites régions.

Mitchell Twolan, le maire de Huron-Kinloss dans le comté de Bruce, qui est également agent immobilier depuis 27 ans, a déclaré que les deux dernières années sont les plus occupées qu'il ait jamais connues.

Une grande partie des gens qui arrivent viennent des villes, et ils viennent ici pour la qualité de vie, et nous sommes encore considérés comme assez abordables, même si les prix des maisons ont grimpé en flèche , a-t-il dit.

Les prix des maisons ont augmenté de 31 % dans la région de Grey Bruce-Owen Sound entre décembre 2020 et décembre 2021, selon les statistiques de l'Association canadienne de l'immeuble. C'est le même pourcentage qu'à Toronto.

Dans de nombreuses régions, ce pourcentage est encore plus élevé. Kawartha Lakes, Cambridge et Brantford ont toutes connu une croissance d'environ 40 %; ce chiffre est de 42 % à North Bay et de 48 % pour la région de Bancroft.

M. Twolan affirme qu’une propriété à vendre dans sa région a été l'objet de 27 offres. Il ajoute que le nombre de nouvelles maisons résidentielles construites à Huron-Kinloss en 2021 a établi des records, mais que cette nouvelle offre ne suffit pas à la demande.

Ce qui s'est passé dans les grandes villes commence à se produire dans les régions rurales de l'Ontario, a-t-il dit.

Prix moyen de plus de 825 000 $

Rebecca Carman, directrice des services de logement du comté de Northumberland, a déclaré que le prix de détail moyen a augmenté de 30 % en un an pour atteindre plus de 825 000 $, ce qui est inabordable pour la plupart des habitants de la région.

Les défis ont toujours existé, mais ils ont été mis en lumière lors de la pandémie de COVID-19, a-t-elle déclaré.

L'abordabilité et la disponibilité des logements ont longtemps été considérées comme un problème urbain. [...] Ce n'est tout simplement plus le cas.

Comme le logement était plus abordable dans les communautés rurales, la demande de logements locatifs était moindre, de sorte que très peu de logements de ce type ont été construits, a expliqué Mme Carman. Et comme le prix des maisons augmente, les propriétaires vendent leurs maisons au lieu de les louer, dit-elle, ce qui fait que la communauté est également confrontée à un très faible taux d'inoccupation des logements locatifs.

Parmi les mesures provinciales suggérées par Mme Carman, citons l'octroi d'un incitatif financier aux entrepreneurs pour qu'ils construisent des logements diversifiés, l'augmentation de l'offre de logements locatifs et l'amélioration du processus permettant de permettre la construction de logements abordables sur des terres publiques.

Les règles de zonage à revoir, selon un directeur

Robin Jones, mairesse du village de Westport, dans l'est de l'Ontario, et président de l'Association des municipalités rurales de l'Ontario, a déclaré que la province pourrait se pencher sur deux aspects : les règles d'aménagement du territoire concernant les endroits où les établissements ruraux peuvent être construits, et les règles relatives aux propriétaires et aux locataires.

Notre problème est, bien sûr, comme tout le monde, le logement abordable. Mais soyons clairs, le manque de logements locatifs abordables dans les régions rurales de l'Ontario est tout aussi grave, a déclaré Mme Jones.

Dans de nombreuses petites villes et villages, des personnes fortunées ou des promoteurs immobiliers achètent des immeubles et reconvertissent de vieilles maisons de trois ou quatre appartements en résidences unifamiliales, selon elle.

Selon Henry Wall, directeur administratif du Kenora District Services Board, les règles de zonages pourraient être modifiées.

Les conseils municipaux approuvent souvent une modification de zonage pour la construction de nouveaux logements, mais celle-ci est ensuite contestée et embourbée dans un long processus d'appel, selon lui.

Nous perdons des projets de développement à cause des appels déposés, à cause du syndrome NIMBY (pas dans ma cour), et cela a une autre implication très sérieuse, en particulier dans le Nord de l'Ontario, où très souvent le racisme joue un rôle , a déclaré M. Wall.

Il a ajouté qu'il est plus coûteux de construire des maisons dans le Nord et que, la saison de construction étant plus courte, il faut davantage de coordination pour obtenir des fournitures.

L'Association des municipalités de l'Ontario a déclaré dans une lettre adressée à M. Clark que les deux réunions sur le logement sont un bon début, mais que pour résoudre la crise du logement, il faudra une action conjointe.

L'Association suggère notamment d'appliquer les politiques de zonage inclusif à un plus grand nombre de collectivités afin de construire davantage de logements abordables, de mettre en place des programmes de location avec option d'achat et de lancer une campagne d'éducation publique pour lutter contre le syndrome pas dans ma cour et promouvoir un mélange diversifié de logements.

Avec les informations de La Presse canadienne

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