•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des centaines de milliers de Canadiens s’envolent vers l’étranger malgré Omicron

Lesley Keyter est debout devant un paysage désertique et deux pyramides.

Lesley Keyter, propriétaire d'une agence de voyages à Calgary, souligne que les gens font des réservations parce qu'ils veulent tout simplement voyager de nouveau.

Photo : Offerte par Lesley Keyter

Radio-Canada

Des centaines de milliers de Canadiens continuent de partir en avion à l'étranger malgré le variant Omicron et une recommandation d'Ottawa d'éviter tout voyage international non essentiel.

Statistique Canada a dénombré 742 417 résidents canadiens qui ont atterri au Canada en provenance d'autres pays en décembre. En prenant en compte les nouvelles façons de comptabiliser ces voyages aériens, ce nombre est six fois plus élevé qu’en décembre 2020.

La vie est courte, explique Sandy Long, une Britanno-Colombienne de Richmond qui a passé 10 jours de vacances au Mexique. On avait besoin de retrouver de la chaleur.

Et cet engouement risque de ne pas s’atténuer : d’après l’Agence des services frontaliers, 216 752 passagers aériens habitant au Canada sont arrivés au pays pendant la semaine du 3 au 9 janvier.

Propriétaire d’une agence de voyages à Calgary, Lesley Keyter souligne que depuis octobre, le nombre de réservations a augmenté de 30 à 40 % par rapport à la même période l’année dernière.

Ses clients, dont la plupart ont 50 ans et plus, veulent aller en Europe, au Mexique et au Costa Rica. Même lorsque le nombre de cas de contamination au variant Omicron a augmenté en décembre, la plupart de ses clients n’ont pas annulé leurs voyages.

« Les gens disent : "Écoutez, nous ne vivrons pas éternellement sur cette planète. Il y a maintenant deux ans que nous reportons nos déplacements : ça suffit." »

— Une citation de  Lesley Keyter, propriétaire d'une agence de voyages à Calgary

Ils sont aussi plus à l’aise de voyager depuis qu’ils ont été vaccinés contre la COVID-19.

Le risque des tests PCR

Cependant, avant de revenir chez eux, ces voyageurs doivent fournir le résultat d'un test PCR subi 72 heures avant leur départ qui prouve qu’ils n’ont pas été déclarés positifs. Si ce n’est pas le cas, ils doivent attendre au moins 11 jours avant d’embarquer à bord d'un avion à destination du Canada.

C’est le cas de Brennan Watson, âgé de 26 ans et originaire de Milverton, en Ontario, qui a été déclaré positif le 28 décembre lors d’un voyage en Irlande. Il a dû s’isoler à Belfast. Ç'a été très stressant au début, dit-il. J'ai un peu paniqué à l’idée que j’étais retenu là-bas.

M. Watson a raté 11 jours de travail et a dû débourser 2000 $ en frais supplémentaires, notamment pour acheter un autre billet d'avion.

Il ne faut pas oublier que les voyageurs doivent composer avec le risque d’annulations de vols, car des pilotes et du personnel de cabine peuvent contracter la COVID-19.

Les assureurs s'adaptent

Courtier en assurance voyage, Martin Firestone prévient que les voyageurs peuvent éviter ces coûts imprévus en souscrivant une assurance interruption de voyage. Ses clients optent pour cette couverture qui sert à rembourser aux voyageurs une partie ou la totalité de leurs frais s'ils sont déclarés positifs à la COVID-19 et s'ils doivent prolonger leur voyage.

L'assurance interruption de voyage – auparavant un [produit] très rarement acheté – est maintenant ajoutée à tous les plans médicaux d'urgence, car les clients s'inquiètent énormément d'obtenir un résultat positif à un test de dépistage, a déclaré M. Firestone, de Travel Secure.

C'est le nouveau monde dans lequel nous vivons actuellement avec la pandémie.

D'après les informations de Sophia Harris

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !