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Chaîne d’approvisionnement au ralenti : les conséquences sur les tablettes

Des tablettes avec des espaces vides.

Que ce soit la production, le transport ou la transformation, tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement sont affectés.

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

Radio-Canada

Depuis le début de la pandémie, la chaîne d’approvisionnement est quelque peu au ralenti. Depuis l’arrivée du variant Omicron, beaucoup de gens ont constaté que les choses sont loin de s'améliorer. Quels sont les facteurs en cause? Pendant encore combien de temps les consommateurs vont-ils en ressentir les effets?

À l’épicerie, si un client ne trouve pas l’aliment qu’il recherche, il doit blâmer non pas l’épicier mais plutôt la chaîne d’approvisionnement qui tourne au ralenti.

Quand on reçoit la facturation, la journée de notre commande, on voit vraiment les trois pages de produits manquants. Parfois, ça peut être du beurre d'arachide ou encore de la soupe Lipton, a expliqué la gérante du Marché Laflamme, Myriam Laflamme, à Gatineau.

« Au début [de la pandémie], c’était environ 15 % de commandes coupées. Là, on est montés à 25 % ou 30 %. »

— Une citation de  Myriam Laflamme, gérante du Marché Laflamme
Portrait de Myriam Laflamme.

La gérante du Marché Laflamme, Myriam Laflamme

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

Que ce soit la production, le transport ou la transformation, tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement sont affectés. Certains facteurs ont été évoqués : la pénurie de personnel, le variant Omicron et la vaccination obligatoire des camionneurs.

Omicron handicape vraiment l’ensemble des entreprises. On fonctionne avec 20 ou 30 % moins de personnes, estime Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires de l'Université Dalhousie.

En une semaine, ce sont 140 000 camionneurs qui ne sont plus qualifiés pour traverser la frontière d'un côté à l'autre. C'est ajouter de l'huile sur le feu. Ce n'est vraiment pas de ça qu'on a besoin, a poursuivi M. Charlebois, qui est également le chef de projet du rapport annuel sur les prix alimentaires de 2022.

Le président du Conseil canadien du commerce de détail, section Québec, Michel Rochette, se veut rassurant : on ne s’attend pas à ce que les épiceries ferment. On parle des délais de certains produits. On parle de problèmes de variété. Encore une fois, tout cela est temporaire.

Cependant, il y a une conséquence non négligeable : il se pourrait que les aliments pourrissent vite une fois à la maison et que le prix du panier d’épicerie continue à augmenter.

La question qu'il faut se poser, c'est jusqu'où on va aller? Non, les prix ne vont pas descendre. C'est fini, ça, a poursuivi Sylvain Charlebois.

Un employé d'une épicerie.

À l’épicerie, si un client ne trouve pas l’aliment qu’il recherche, il ne doit pas blâmer l’épicier.

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

Chose certaine, les produits vont finir par revenir sur les tablettes tôt ou tard : Il faut juste être patient et comprendre qu'on vit dans une situation où tout est un peu anormal en matière de prévisibilité, analyse Michel Rochette.

Avec les informations de Catherine Morasse

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