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Heurts à Bruxelles entre la police et des manifestants opposés aux restrictions sanitaires

Les manifestants brandissent des pancartes et des ballons.

Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Bruxelles.

Photo : AP / Olivier Matthys

Agence France-Presse

Des heurts ont opposé, dimanche à Bruxelles, la police et des opposants aux restrictions sanitaires pour lutter contre la COVID-19 lors d'une manifestation qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes.

Selon les autorités, environ 50 000 personnes ont défilé dans la capitale belge, dont certaines venues d'autres pays européens. Il s'agit de la plus importante des manifestations organisées dans la ville au cours des derniers mois.

Les affrontements ont éclaté près du siège de l'Union européenne (UE). La police a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes pour repousser des manifestants qui lançaient des pavés et des pétards.

Un peu plus tard, des policiers, bombardés de barrières métalliques, ont trouvé refuge dans une station de métro.

Les restrictions sanitaires sont à l'origine de la colère des manifestants.

Des manifestants sont descendus dans les rues de Bruxelles pour exprimer leur opposition aux restrictions sanitaires.

Photo : AP / Olivier Matthys

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a condamné la destruction et la violence insensées après que des agresseurs masqués ont brisé une porte en verre au siège des Affaires étrangères de l'UE.

Selon la police, environ 70 personnes ont été arrêtées, dont une douzaine pour des infractions comme des jets de projectiles et des dégradations de biens.

Trois policiers et 12 manifestants ont été hospitalisés, mais il n'y en a aucun dont la vie serait en danger.

Une manifestante ressent les effets des gaz lacrymogènes.

Deux personnes aident une femme atteinte par les gaz lacrymogènes lors de la manifestation contre les restrictions sanitaires à Bruxelles.

Photo : AP / Geert Vanden Wijngaert

La liberté d'expression est un des fondements de notre société. Chacun est libre d'exprimer son opinion, a déclaré le premier ministre belge Alexander De Croo dans un communiqué.

Mais notre société n'acceptera jamais la violence aveugle et encore moins envers nos forces de police. Les personnes impliquées ce dimanche seront poursuivies, a-t-il ajouté, tandis que le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, déplorait dans un tweet une journée difficile et les attaques physiques dont la police a été victime.

Des manifestations contre le certificat sanitaire – exigé pour accéder aux restaurants et aux activités culturelles, notamment – ont lieu régulièrement depuis plusieurs semaines dans la capitale belge. Certains des rassemblements précédents avaient déjà été marqués par des heurts avec les forces de l'ordre.

 Un manifestant est assis sur la chaussée à Bruxelles.

Un manifestant est assis sur les pavés alors que les forces de sécurité repoussent les manifestants anti-restrictions sanitaires à Bruxelles.

Photo : AP / Geert Vanden Wijngaert

Les organisateurs, parmi lesquels les mouvements World Wide Demonstration for Freedom et Europeans United for Freedom, avaient invité des manifestants d'autres pays européens à participer dimanche. Des drapeaux néerlandais, polonais, français et roumains étaient visibles dans le cortège.

Ce qui s'est passé depuis 2020 a permis aux gens de se réveiller, a déclaré Francesca Fanara, venue de Lille, dans le nord de la France. Fustigeant une dictature sanitaire, Adolfo Barbosa, arrivé du Portugal, a déclaré que cela réchauff[ait] le cœur de voir ces gens ici.

Cette manifestation survient alors que certains gouvernements s'acheminent vers une levée de certaines restrictions sanitaires, malgré la persistance du variant Omicron de la COVID-19, qui provoque un nombre record de contaminations.

Omicron est désormais dominant dans l'Union européenne et dans l'Espace économique européen, a annoncé l'agence de santé européenne vendredi.

La semaine passée, plus de 60 000 personnes ont été contaminées chaque jour en Belgique, une vague que les autorités ont qualifiée de tsunami. Mais les effets moins délétères du variant Omicron et un taux élevé de vaccination ont permis au système de santé d'être moins sous pression que lors des vagues précédentes.

Dans ce contexte, le premier ministre a annoncé vendredi que les restaurants et les bars pourraient allonger leurs horaires d'ouverture. Les discothèques resteront fermées.

En France voisine, le gouvernement a annoncé jeudi soir la levée, au courant de février, de la plupart des restrictions imposées pour freiner l'épidémie.

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