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Des cas de COVID-19 détectés chez des cerfs en Ontario

Un cerf dans la neige.

Des spécialistes affirment ignorer si ces animaux pourraient devenir la source de nouveaux variants (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Les spécialistes de la faune cherchent à combler des lacunes dans les recherches scientifiques à propos de la COVID-19 chez les animaux puisque cinq cas d'infection à la COVID-19 ont été recensés parmi des cerfs en Ontario.

Le ministère du Développement du Nord, des Mines, des Ressources naturelles et des Forêts de l'Ontario a confirmé qu'il s'agit des premiers cas signalés chez des animaux sauvages en Ontario.

Des cas d'infection dans la faune ont été recensés chez des cerfs au Québec et en Saskatchewan ainsi que dans le nord-est des États-Unis.

Le Dr Scott Weese, chef du contrôle des infections au Collège vétérinaire de l'Ontario à l'Université de Guelph, a déclaré qu'on ne sait toujours pas comment les cerfs ont contracté la COVID-19 et que d'autres recherches sont nécessaires pour déterminer la possibilité de transmission du virus à partir du cerf vers d'autres espèces.

Il s'agit d'une pandémie d'origine humaine qui se transmet aux animaux de façon assez fréquente, mais nous ne savons pas vraiment comment elle s'est transmise aux cerfs, a déclaré le Dr Weese à CBC.

L'autre possibilité est le pont animal : les chats sont très sensibles à ce virus. Si une personne a un chat et le laisse sortir à l'extérieur, ce chat pourrait-il devenir une passerelle?

Voie de transmission

Si les cerfs peuvent transmettre le virus à d'autres animaux ou entre eux, il sera difficile de contrôler la propagation et cela pourrait créer un réservoir de virus, selon lui.

Le Dr Weese a ajouté que la plus grande préoccupation porte sur le fait que la transmission pourrait conduire à des taux élevés de réplication et de mutation qui pourraient causer des problèmes s'ils se propageaient de nouveau chez l'homme.

Si nous commençons à trouver d'anciens variants chez les cerfs ou des variants différents [du coronavirus] chez les cerfs, nous craignons davantage que ce virus traîne pendant un certain temps et évolue, a-t-il déclaré.

Le ministère a précisé que les échantillons ont été collectés en novembre dans la région de London. À ce jour, 213 échantillons ont été collectés en 2021 et ont été testés. Les tests de dépistage chez ces animaux se poursuivent.

Taux d'infection

Sur la base des informations actuelles, le risque que la faune – y compris les cerfs – transmette le virus à l'homme est faible. Il n'y a pas de transmission connue de la COVID-19 du cerf à l'homme à l'heure actuelle, a déclaré le ministère.

Des recherches supplémentaires doivent être menées pour mieux connaître l'éventail des espèces sensibles et la manière dont les espèces peuvent être infectées, porter et transmettre le virus.

On dispose actuellement de peu d'informations sur la COVID-19 chez les animaux et sur la question de savoir s'ils peuvent transmettre le virus.

Jusqu'à présent, on a signalé une transmission de l'animal à l'homme à partir de visons d'élevage en Europe, selon les recherches de l'Organisation mondiale de la santé animale.

Des études menées aux États-Unis ont mis en évidence une transmission généralisée dans certaines zones où les cerfs de Virginie sont infectés, ce qui pourrait suggérer une transmission possible de ce virus de l'homme au cerf et du cerf au cerf.

Selon la Coopérative canadienne pour la santé de la faune, on n'a jusqu'à présent signalé aucun cas de personnes ayant contracté la COVID-19 en préparant ou en mangeant de la viande d'un animal infecté par le virus.

Avec les informations de CBC News

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