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Après le drame à la frontière des É.-U., la communauté gujarati de Winnipeg se mobilise

De la neige dans un champ à la frontière entre le Manitoba et les États-Unis, le 20 janvier 2022.

La communauté Gujarati de Winnipeg s'est retrouvée sous les feux des projecteurs après la découverte de corps des quatre personnes, que l'on pense être des Gujaratis, à une dizaine de mètres de la frontière canado-américaine, du côté canadien, près d’Emerson.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Radio-Canada

Les membres de la communauté gujarati de Winnipeg se mobilisent afin de soutenir les proches des quatre personnes mortes de froid pendant qu’elles tentaient de traverser de façon clandestine la frontière américaine.

Kirit Thakrar, un comptable originaire de l’État indien de Gujarat affirme que les autres membres de la communauté et lui aideront les proches de la famille décédée, qu’ils résident au Manitoba ou non.

Nous sommes tous très bouleversés, a déclaré M. Thakrar, qui vit à Winnipeg depuis 40 ans.

Selon lui, les membres de la communauté locale ne savent pas grand-chose sur l'identité des victimes.

Les membres de la communauté, ils ne savent pas qui ils sont. Les gens à qui je parle, personne ne sait qui ils sont.

Une fois que nous saurons qui est la famille, nous leur fournirons l'aide dont ils ont besoin, promet-il.

La communauté Gujarati de Winnipeg s'est retrouvée sous les feux des projecteurs après la découverte de corps des quatre personnes, que l'on pense être des Gujaratis, à une dizaine de mètres de la frontière canado-américaine, du côté canadien, près d’Emerson.

M. Thakrar s’appuie notamment sur la qualité d’entraide qui caractérise les Gujaratis de Winnipeg.

C'est une communauté très unie , a-t-il dit. Si quelqu'un a des problèmes, nous nous rassemblons tous et nous aidons la famille.

Statistique Canada situe à au moins 3000, le nombre de Manitobains ayant le gujarati comme langue maternelle. 

Le président de la Gujarati Cultural Society of Manitoba, un organisme créé pour préserver la langue gujarati, Sanjay Patel, explique qu'ils n'avaient jamais entendu auparavant l'histoire de migrants indiens tentant de passer illégalement du Manitoba aux États-Unis.

Je vois les opportunités qui s'offrent à moi ici, soutient-il.

Autre mobilisation

Après la tragédie, le haut-commissaire de l'Inde au Canada, Ajay Bisaria, a qualifié ces décès de grave tragédie dans un message Twitter. Il a aussi indiqué qu'une équipe consulaire se rendrait au Manitoba pour offrir son aide.

L'ambassadeur de l'Inde aux États-Unis a déclaré que l'équipe consulaire de Chicago viendrait en aide depuis le Minnesota.

Selon les premiers éléments du dossier, la famille de quatre personnes tentait de s’introduire aux États-Unis dans le cadre d’un projet illégal. Sept autres migrants qui essayaient de franchir la frontière à peu près au même moment que les victimes ont été arrêtés. Ils parlaient eux aussi le gujarati.

Un homme de 47 ans originaire de Floride, Steve Shand, a été arrêté et accusé de passage de migrants clandestins en lien avec cet incident.

Avec les informations de Ian Froese

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