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Dossiers d’adoption : un « veto à la divulgation » est offert à ceux qui le désirent

Une femme adulte et sa mère âgée devant des tasses de café.

Plusieurs adultes demandent l'ouverture des registres d'adoption.

Photo : Getty Images / Mangostar Studio

Radio-Canada

La Nouvelle-Écosse ouvrira ses registres d’adoption au printemps 2022. Les personnes qui ont un dossier d’adoption et qui souhaitent continuer de protéger leurs informations peuvent toutefois le faire dès cette semaine.

Les individus touchés par le changement de loi et qui ne souhaitent pas que soit divulguée leur information doivent déposer une déclaration de non-consentement de partage d’information, aussi appelé veto à la divulgation.

Ils peuvent le faire dès maintenant, sur le site du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

Chacun peut décider quels renseignements seront partagés, qui peut les contacter — y compris les frères et sœurs biologiques — et comment ils veulent être contactés.

La Nouvelle-Écosse sera l’une des dernières provinces au Canada à ouvrir les dossiers d’adoption. Dans la province, on compte environ 30 000 personnes qui ont un lien de proximité avec un cas d’adoption.

De possibles retrouvailles à l’horizon

Le fondateur d’un groupe de défense des adoptés de la province, Scott Pyke, est ravi que la Nouvelle-Écosse modifie enfin sa loi sur l’accès aux dossiers d’adoption.

Il y a trois ans, ce dernier a décidé de retrouver sa famille biologique, ce qui n’a pas été facile.

En vertu de la loi sur la divulgation de renseignements sur les adoptions, les dossiers sont scellés. Scott Pyke a donc rencontré plusieurs obstacles. Il a dû faire ses propres recherches, sur les réseaux sociaux et sur des bases de données fondées sur l’ADN.

C’est ce qui m’a lancé dans cette aventure, je me suis dit : il faut réparer le système, dit Scott Pyke, qui a ensuite fondé son groupe de défense.

Le fondateur d’un groupe de défense des adoptés de la Nouvelle-Écosse Scott Pyke.

Le fondateur d’un groupe de défense des adoptés de la Nouvelle-Écosse, Scott Pyke.

Photo : Radio-Canada

Cela a valu le coup dit-il, puisqu’il a découvert une grande fratrie et ses parents. Il est heureux que, dorénavant, la quête d’autres personnes comme lui soit sans doute beaucoup plus facile.

Il ajoute que les membres du groupe attendent avec beaucoup d’anticipation cette transition.

Dès que l’outil en ligne sera lancé au printemps, plusieurs d’entre eux pourraient aussitôt en apprendre davantage sur leur origine, et dans certains cas, si la volonté est mutuelle, prendre contact avec leur famille biologique.

D’après le reportage de Stéphanie Blanchet

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