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« Elle est où, la lumière au bout du tunnel? »

Homme mature dans sa chambre le matin.

Selon une étude, 87 % des médecins de famille sont très préoccupés par la santé mentale de leurs patients (contre 80 % l'année précédente).

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que bon nombre de Québécois semblent être au bout du rouleau, le gouvernement Legault laisse entrevoir de possibles assouplissements pour le mois de février. Il convient toutefois d’y aller graduellement, préviennent certains experts. Aperçu d’un Québec à bout de souffle.

La cinquième vague a fait mal à Marc-André Roy, qui confie avoir dû demander de l’aide et consulter récemment. Jusqu’au 30 décembre dernier, je vivais super bien avec les mesures sanitaires, mais l’annonce de la fermeture des restaurants et des salles de spectacle m'a vraiment rentré dedans, confie le jeune père de famille de l’ouest de Montréal.

Il n'est pas le seul à faire face à des difficultés. En mai 2021, le Collège des médecins de famille du Canada a interrogé 3400 membres sur la façon de surmonter la pandémie. Les résultats montrent que 87 % des médecins de famille sont très préoccupés par la santé mentale de leurs patients (contre 80 % l'année précédente).

« On est l’un des pays les plus vaccinés et j'ai l'impression qu’on est au jour 1 de la pandémie. Ça fait cinq fois qu’on nous dit qu’on va voir la lumière au bout du tunnel. Elle est où, la lumière au bout du tunnel? »

— Une citation de  Marc-André Roy

Ce dernier a l’impression que le fardeau est sur la population et que le gouvernement ne se remet pas suffisamment en question.

Assouplissements en vue?

Cette semaine, les autorités gouvernementales et de santé publique ont laissé entrevoir que des assouplissements pourraient bientôt être annoncés, mais que ces derniers étaient conditionnels à une amélioration dans les hôpitaux.

Même si l’on compte 130 malades de la COVID-19 de moins dans les hôpitaux depuis trois jours, le nombre de patients aux soins intensifs n’a pas encore commencé à décroître et la moyenne des décès est passée de 57 à 72 par jour depuis le début de la semaine.

En outre, on ne sait pas encore quel sera exactement l’impact du retour à l’école des enfants, souligne le Dr André Veillette, immunologiste à l'Institut de recherches cliniques de Montréal.

« Tout le monde est vraiment tanné et c’est compréhensible. Mais je pense qu’il ne faut pas laisser le fait qu’on est tannés nous faire prendre des décisions imprudentes. »

— Une citation de  Dr André Veillette, immunologiste à l'Institut de recherches cliniques de Montréal

Si le Dr Veillette juge qu’on est encore dans une situation précaire, rien n’empêche selon lui de préparer des plans de déconfinement. Ce n’est pas une science, le déconfinement, c’est plus un art. Il faut y aller petit à petit et regarder ce qui arrive.

Le Dr André Veillette parle à la caméra lors d'une entrevue Zoom.

Le Dr André Veillette estime que le déconfinement relève plus de l'art que de la science.

Photo : Capture d'écran Zoom

Selon lui, la réouverture des restaurants à 50 % de leur capacité pourrait être privilégiée, car on n’y a enregistré que très peu d’éclosions. Pour le 31 janvier ou le 7 février, comme c’est envisagé, c’est faisable. Mais pas obligé de faire les gyms, les cinémas et les karaokés en même temps, dit-il.

Lassitude, mais adhésion

Malgré une lassitude palpable, les personnes interrogées par Radio-Canada à la sortie d’un centre commercial semblaient globalement continuer d'adhérer aux mesures sanitaires en place. On est tannés, mais on le fait par solidarité, mentionnait l’une d’elles.

Selon un sondage CROP réalisé pour le compte de La Presse du 14 au 17 janvier, 86 % des personnes interrogées disent comprendre que chacun doit faire sa part pour arrêter la pandémie. Néanmoins, 44 % des répondants se disent plus déprimés que l’an dernier et 69 % pensent qu’un retour à la normale n'arrivera que dans un an ou plus.

Avec les informations de Kim Vermette

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