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Le retour à l’université en personne sème l’inquiétude parmi des étudiants

Les classes en personnes débuteront le 24 janvier à l’Université de Victoria et l’Université Simon Fraser

Campus de l'Université Simon Fraser (SFU) en Colombie-Britannique.

Les étudiants universitaires devront se présenter en classe dès le 24 janvier.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Les étudiants de l’Université de Victoria (UVIC) et de l’Université Simon Fraser (SFU) devront se présenter en classe à partir de lundi, mais certains s'inquiètent de voir une propagation du variant Omicron.

Une lettre signée par 10 associations étudiantes a d’ailleurs été envoyée à la province pour s’opposer à l’apprentissage en présentiel, réclamer des mesures plus strictes et avoir l'option de poursuivre les cours à distance.

Il y a une large majorité d’étudiants qui ne sont pas à l'aise à l’idée de retourner sur les campus lundi, affirme le président de la Société des étudiants de SFU, Gabe Liosis, en ajoutant que beaucoup considèrent que c’est trop tôt.

Il déplore que les autorités sanitaires ne sachent pas encore comment le variant Omicron se propagera dans un environnement universitaire, ce qui alimente les craintes des étudiants.

De leur côté, les deux universités assurent avoir évalué la transmission de la COVID-19 dans d’autres établissements postsecondaires et la décision du retour en classe s'aligne avec les recommandations des autorités sanitaires.

Les étudiants et le personnel devront par exemple porter un masque en tout temps à l’intérieur, mais certains étudiants estiment cela insuffisant.

Les inquiétudes portent sur les nouvelles décisions, on veut des règles bien expliquées, voir comment se passe le retour en classe. On n’a pas reçu d'instructions vraiment claires à ce sujet, souligne Emma Streng, une étudiante au programme bilingue du Département de français et présidente du Syndicat des étudiants francophones et francophiles de SFU.

Un retour en classe mitigé

L’étudiant en 2e année en sciences politiques et en histoire à l’Université de Victoria, Felix Mann, admet avoir hâte de pouvoir socialiser avec d’autres étudiants, mais il craint une nouvelle éclosion.

Bien sûr que j’ai envie et besoin de parler et de socialiser avec des gens [...], mais il n’y a rien de plus stressant que de devoir retourner sur le campus dans quelques jours et se retrouver dans une salle sans fenêtre avec 250 autres personnes, souligne-t-il.

Une femme portant deux sacs marche devant un immeuble de l'Université de Victoria.

Plusieurs étudiants déplorent l'impact d'un retour sur le campus sur leur santé mentale alors que le variant Omicron est encore présent en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Son inquiétude est partagée par Emma Hacker, une étudiante de 4e année en sciences politiques à l’Université Simon Fraser, qui indique que le retour en classe est difficile sur la santé mentale des étudiants.

Lorsqu’on nous dit que le retour en classe aide à la santé mentale des étudiants, ce que je voudrais connaître l'impact que cela aura sur notre santé mentale si l'on infecte accidentellement un membre de notre famille? Ou comment ce sera de voir tout le monde autour de nous devenir malade?, illustre-t-elle.

Emma Hacker s'estime toutefois chanceuse de bénéficier de classes plus petites avec une vingtaine d’étudiants seulement, mais s’inquiète des possibles conséquences qu’une infection pourrait avoir sur son petit frère ou sa grand-mère.

C’est un sentiment terrible de savoir qu’on est mis dans une situation dangereuse qui pourrait être facilement évitée, mais que des gens choisissent de me mettre moi et les personnes que j’aime à risque, dit-elle.

Les cours en présentiel à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) sont prévus en février.

Avec des informations de Michelle Ghoussoub et de l'émission Panorama

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