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Des enseignantes et des éducatrices se font refuser l’accès aux tests PCR

Des gens font la queue devant une clinique de dépistage de la COVID-19 à Montréal.

Appelé à réagir, le ministère de l’Éducation indique que les enseignantes devraient avoir accès à des tests rapides dans leur milieu de travail, mais confirme qu’elles ont droit aux tests PCR (archives).

Photo : The Canadian Press / Paul Chiasson

Radio-Canada

Des enseignantes et des éducatrices de la Montérégie se sont fait refuser le dépistage de la COVID-19 par test PCR, bien qu’elles fassent maintenant partie des clientèles prioritaires qui devraient y avoir accès au Québec.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, avait annoncé le 5 janvier que le personnel scolaire serait ajouté à la liste des clientèles prioritaires (Nouvelle fenêtre) qui devaient avoir accès aux tests PCR le 15 janvier, à temps pour la rentrée en classe. Même chose pour le personnel des services de garde, avait ensuite annoncé le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

Ces deux groupes ont effectivement été ajoutés à la liste et devraient pouvoir avoir accès à ces tests à la condition de présenter des symptômes et en l’absence de tests rapides dans le milieu.

Pourtant, Carine Leblanc, une éducatrice en service de garde à l’école primaire Ludger-Duvernay, à Verchères, n’y a pas eu droit. Elle a vu apparaître des symptômes mardi, puis elle a pris rendez-vous pour un test en clinique.

J'ai bravé la tempête pour me rendre à Boucherville et je me suis fait revirer de bord par le gardien, a-t-elle dénoncé en entrevue. Ils ont pris la décision la veille de prendre juste le personnel de santé.

Le récit de Yasmine Mehdi.

Amélie Boudreau, enseignante à l’école secondaire Monseigneur-A.-P.-Parent, dans l'arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil, a vécu la même chose une fois sur place. J'ai répondu que j'étais du personnel scolaire, donc on m'a indiqué de prendre le couloir vers la droite. Ce couloir mène vers la sortie.

Je suis un peu choquée, a-t-elle ajouté en entrevue. C’est comme ça que je me suis sentie.

Des éducatrices et des enseignantes qui se sont confiées à Radio-Canada se sont aussi fait répondre d’utiliser des tests rapides, auxquels elles devraient avoir accès dans leur milieu de travail.

« Le problème, c’est : est-ce que j’ai à me déplacer le matin où j’ai des symptômes, à me rendre au travail, risquant ainsi de contaminer les gens, et à aller chercher mon test rapide? »

— Une citation de  Jean-François Guilbault, président du Syndicat de Champlain, qui représente du personnel enseignant et de soutien

Appelé à réagir, le ministère de l’Éducation a indiqué qu’elles devraient avoir accès à des tests rapides dans leur milieu de travail, mais il a confirmé qu’elles ont droit au test PCR si elles n’ont pas de tests rapides avec elles.

On est dans l’incohérence et dans le flou, encore une fois, a dénoncé M. Guilbault en entrevue.

Considérant qu’il s’agit d’une nouvelle consigne, il se peut qu'il y ait eu malentendu pour des personnes s’étant présentées dans nos centres et nous en sommes désolés, a pour sa part indiqué par courriel le CISSS de la Montérégie-Centre. Ce dernier et le CISSS de la Montérégie-Est ont confirmé que le personnel scolaire et des milieux de garde devrait avoir accès aux cliniques.

Avec les informations de Sébastien Desrosiers

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