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Silvio Berlusconi renonce à l’élection présidentielle en Italie

Un homme, en gros plan, sourit.

Silvio Berlusconi lors d'un vote en octobre 2021.

Photo : Reuters / Flavio Lo Scalzo

Associated Press

L'ancien premier ministre Silvio Berlusconi s'est retiré samedi de l'élection présidentielle italienne prévue la semaine prochaine, bien qu'il ait insisté sur le fait qu'il avait réussi à réunir suffisamment d'électeurs pour devenir chef d'État.

M. Berlusconi, 85 ans, a déclaré dans un communiqué qu'après mûre réflexion, il avait choisi de « faire un pas de plus sur la voie de la responsabilité nationale ». Le magnat des médias a demandé à ses partisans de ne pas voter pour lui.

Ayant attisé les manifestations par le passé en raison de scandales sexuels et d'une condamnation pour fraude fiscale, M. Berlusconi a déclaré qu'il ne voulait pas que son nom soit la cause de « polémiques ou de déchirures » que le pays ne peut pas se permettre en contexte de pandémie.

La perspective qu'il remporte un mandat de sept ans en tant que président, un poste censé fournir une sorte de boussole morale à la nation et représenter l'unité nationale, a déjà suscité une manifestation au début du mois à Rome.

Début du vote imminent

Les législateurs du Parlement, ainsi que les délégués régionaux spéciaux, devraient commencer lundi à voter au scrutin secret pour choisir le prochain président italien.

M. Berlusconi a déclaré qu'il prévoyait rester à la tête du parti de centre droit Forza Italia, qu'il a fondé il y a trois décennies, et travailler pour garantir que les « grands électeurs » élisent quelqu'un qui soit « capable de recueillir un vaste consensus au Parlement ».

Il a également insisté pour que le premier ministre Mario Draghi reste en fonction. L'ancien chef de la Banque centrale européenne dirige un gouvernement d'unité nationale, mais il a indiqué qu'il souhaitait devenir le successeur du président Sergio Mattarella, dont le mandat expire le 3 février.

Le premier ministre italien Mario Draghi.

Le premier ministre italien Mario Draghi lors d'une conférence.

Photo : Reuters / Remo Casilli

Compte tenu des centaines de voix que M. Berlusconi et ses alliés de droite pourraient obtenir au Parlement, l'insistance de Berlusconi pour que Draghi reste au bureau du premier ministre pourrait compliquer toute quête de l'économiste, crédité d'avoir aidé à sauver la monnaie européenne, pour devenir président.

Pendant des semaines, M. Berlusconi avait sondé ses propres alliés conservateurs ainsi que les législateurs des forces centristes pour voir s'il avait suffisamment de soutien pour être élu.

À éviter : la division des votes à droite

Le bloc de centre droit du Parlement, y compris les partis dirigés par le leader antimigrants Matteo Salvini et la cheffe nationaliste d'extrême droite Giorgia Meloni, avait pressé Berlusconi de prendre une décision `propos de la candidature à la présidence, car les chances qu'il puisse recueillir suffisamment de voix d'ici au quatrième tour des élections semblaient incertaines.

Berlusconi, Salvini et Meloni pouvaient regrouper environ 400 des 1009 grands électeurs.

Une majorité des deux tiers est requise lors des trois premiers tours, ce qui rend peu probable qu'un vainqueur puisse apparaître rapidement, étant donné qu'aucun bloc politique ne représente une si grande marge. Le quatrième tour requiert une majorité simple.

Les élections présidentielles précédentes ont duré des jours avant de donner un vainqueur.

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