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Les tests rapides, un (autre) défi pour les enseignants au secondaire

Des élèves du secondaire à la sortie de l'école.

Des élèves du secondaire.

Photo : CBC/Ben Nelms

La possibilité d'offrir des tests rapides aux élèves du secondaire est déjà un casse-tête pour le personnel scolaire. Plusieurs se demandent qui s'occupera de la gestion de ces tests.

Contrairement aux enfants de niveau préscolaire et primaire, les élèves du secondaire ne pourront pas rapporter les tests à la maison, a annoncé le gouvernement le 20 janvier : ils devront se faire tester à l'école.

L'ensemble des responsabilités retombent beaucoup sur les épaules des enseignants, lance Daniel Gauthier, président du Syndicat de l'enseignement de la région de Québec, affilié à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE).

Daniel Gauthier.

Daniel Gauthier, président du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec

Photo : Radio-Canada

Les enseignants doivent déjà faire respecter plusieurs consignes par leurs élèves, notamment les mesures sanitaires. Depuis peu, ils doivent aussi surveiller la qualité de l'air. Maintenant, ils craignent par surcroît de devoir faire passer les tests rapides aux élèves.

Puisque les parents n'ont pas accès aux tests, c'est donc l'enseignant qui rencontre pour la première fois le jeune dans sa classe et qui doit déterminer si le jeune doit ou non passer ce test-là. Ce n'est pas à sous-estimer, prévient déjà Daniel Gauthier.

Manque de personnel

Les écoles sont déjà en manque de personnel et tout ajout de tâche risque de se faire au détriment d'une autre tâche, croit Carl Ouellet, président de l'Association québécoise du personnel de direction des écoles.

« La démarche peut être longue. Si on a trois ou quatre [élèves à tester] par jour, on enlève des services directs aux élèves pendant une heure, une heure et demie, deux heures. On ne peut pas se permettre ça en ce moment. »

— Une citation de  Carl Ouellet, président de l'Association québécoise du personnel de direction des écoles

C'est un casse-tête pour nous dans les écoles, ajoute-t-il.

Deux tests rapides dans une main.

Certains tests, comme le test rapide d'antigènes Panbio, peuvent être faits et lus sans équipement supplémentaire. Ils nécessitent tout de même un écouvillonnage nasopharyngé.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Logistique

Le ministère de l'Éducation se défend d'ajouter une tâche sur le dos des enseignants. Selon lui, la décision d'utiliser les tests à l'école répond d'abord à des défis logistiques.

La taille des boîtes qui contiennent les tests destinés aux élèves du secondaire les rendrait plus difficiles à apporter à la maison que celles qui sont distribuées au primaire et en pharmacie.

Les tests rapides distribués dans les écoles pour tester des enfants en cours de journée sont des tests rapides Panbio. Il s’agissait en effet de trousses de 25 tests. Dans certains cas – on nous dit que ça varie selon les arrivages –, le liquide réactif est dans une petite bouteille plutôt que dans des fioles individuelles, précise le ministère.

Mêmes tests qu'au primaire

Des discussions sont en cours entre le milieu scolaire et le gouvernement pour distribuer dans les écoles secondaires les mêmes tests rapides que ceux qui font fournis aux élèves du primaire.

Or, le cabinet du ministre de l'Éducation indique que leur distribution n'est pas prévue à court terme.

L'idéal, ça serait d'avoir des autotests, même chose qu'au primaire, conclut Carl Ouellet.

Avec les informations de Camille Carpentier

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