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Les primes d’assurance explosent pour les locateurs de « fat bike »

Des adeptes de vélos se baladent dans les sentiers.

Le vélo à pneus surdimensionnées gagne en popularité en Estrie.

Photo : Radio-Canada / Pierrick Pichette

Radio-Canada

L'engouement grandissant pour le vélo à pneus surdimensionnés, aussi appelé « fat bike », s'accompagne d'un défi de taille pour les centres de location, cette année. Ils doivent s'adapter au montant de leur prime d'assurance qui a littéralement explosé.

Le club Fat Bike du lac Brompton affirme que cette hausse est significative : le coût est 10 fois supérieur par rapport aux hivers précédents.

« L'an passé, elle nous coûtait un peu plus de 900 $. Cette année pour avoir la même prime, puis encore avec un peu moins de responsabilités, ça nous coûte 11 800 $ d'assurances. »

— Une citation de  Vincent Chénier, administrateur du Club Fat Bike du lac Brompton

Cette augmentation s'expliquerait par la rareté des assureurs et leur méconnaissance des risques de chaque activité en plein air.

Le niveau de risque est très élevé selon eux. Une des raisons, c'est qu'ils ont regroupé les sentiers de fat bike et les sentiers de vélos de montagne tous ensemble dans le même panier. Avec la prime qu'ils nous chargent, c'est surévalué, croit Vincent Chénier, un administrateur du Club Fat Bike du lac Brompton.

Au Mont-Bellevue, le problème est le même. Le parc entre toutefois dans la catégorie des stations de ski et bénéficie d'une meilleure prime.

On a quand même vécu une hausse, mais étant donné qu'on fait partie de l'Association des stations de ski du Québec, on a eu la chance d'avoir des assurances qui avaient quand même de l'allure, affirme Nathalie Roy, la directrice générale du parc du Mont Bellevue.

Des sentiers sécuritaires, selon Vélo Québec

Vélo Québec affirme que la majorité des espaces disponibles pour la pratique de ce sport sont peu accidentés.

Le gros des sentiers offerts en vélo de montagne, c'est 70 % des sentiers débutants et intermédiaires. Pour être honnête avec vous, c'est là que se passe beaucoup l'apprentissage de l'activité, mais c'est également dans ces sentiers-là qu'il y a le moins de risque, souligne Francis Tétrault, le chargé de programme Vélo de montagne chez Vélo Québec.

Les mesures de sécurité en place sont également nombreuses pour limiter les risques d'accident.

On explique les consignes, on explique ce qu'on doit faire dans les sentiers. Ensuite on explique que nos sentiers sont séparés en couleurs, les couleurs sont adaptées à la capacité des gens, décrit le patrouilleur Sylvain Brousseau.

Pour fournir davantage de données aux assureurs, l’organisme Vélo Québec souhaite créer un réseau national des activités cyclistes en plein air.

Au final, c'est de pouvoir mieux rendre compte aux assureurs du merveilleux travail qui est déjà fait par les bénévoles partout au Québec, souligne Francis Tétrault

Le Club de Fat Bike du lac Brompton espère que cette démarche portera fruit afin de permettre aux plus petits joueurs de l'industrie de continuer leurs activités tout en respectant leur budget.

D'après le reportage de Pierrick Pichette

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