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Présence accrue de la Sûreté du Québec dans les sentiers de motoneige

Plusieurs motoneigistes dans un sentier.

Les policiers motoneigistes de la SQ et des membres de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec vérifient les documents des motoneigistes.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Les policiers motoneigistes de la Sûreté du Québec déploient une présence accrue sur les sentiers de la région en fin de semaine à l’occasion de l’opération « Impact véhicules hors route ».

L'opération est organisée en collaboration avec la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) et le ministère des Transports.

Coordonnateur récréotouristique à la Sûreté du Québec, Carl Soucy explique que cette opération vise à sensibiliser les conducteurs de véhicules hors route à l’importance d’adopter des comportements responsables et sécuritaires.

On est ici parce que l’année dernière, il y a eu 16 décès en motoneige au Québec. C’est pour ça qu’on intervient. Les principales causes de décès sont la vitesse, l’imprudence ou les comportements négligents et aussi la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool et la drogue, indique-t-il.

Quatre motoneigistes se tiennent debout devant leur motoneige.

Des policiers motoneigistes de la Sûreté du Québec collaborent avec la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec et avec le ministère des Transports dans le cadre de l'opération « Impact véhicules hors route » en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Samedi matin, c’est en patrouillant à l’intersection d'un sentier et d'une route provinciale que les policiers de la Sûreté du Québec et les représentants de la FCMQ ont commencé leur journée. Des déplacements dans les sentiers sont également planifiés afin de rejoindre le plus grand nombre possible de motoneigistes.

On ne passera pas toute la journée à la même intersection. Oui, on a des problèmes à régler, des collisions qui surviennent entre les voitures et les véhicules hors route. C’est pour ça que, souvent, on aime se placer près des intersections avec les routes. Il y a aussi d’autres endroits où c’est plus dangereux, des courbes sinueuses, des sentiers où surviennent plus souvent des accidents, alors c’est pour ça qu’on effectue aussi des patrouilles mobiles en sentier, explique-t-il.

Carl Soucy, coordonnateur récréotouristique à la SQ.

Carl Soucy, coordonnateur récréotouristique à la SQ.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel.Cotnoir

Carl Soucy mentionne qu’en plus de la sensibilisation sur les comportements à risque, les policiers effectuent aussi des vérifications administratives et mécaniques.

On vérifie la conformité des motoneiges et on s'assure que les gens ont un permis de conduire valide. Depuis le 10 septembre 2021, ça prend un permis valide pour circuler en sentier en véhicule hors route. Les systèmes d’échappement, c’est vraiment une problématique pour les fédérations de motoneige et les clubs, qui perdent des droits d’accès parce que les motoneiges sont trop bruyantes et que ça dérange les gens, affirme-t-il.

Mario Corriveau, agent de surveillance provincial à la FCMQ.

Mario Corriveau, agent de surveillance provincial à la FCMQ

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Pour Mario Corriveau, de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, cette visibilité plus importante dans les sentiers a des retombées positives pour les amateurs de motoneige de la région.

Ça permet aux gens de constater que la Sûreté [du Québec] est dans les sentiers et qu’on travaille en collaboration avec eux. Ça nous permet de sensibiliser les gens. Cette semaine, c’est la semaine internationale de la sécurité en motoneige, alors ça permet de sensibiliser à la vitesse, au respect des droits de passage et à la signalisation, énumère-t-il.

Selon Carl Soucy, l’objectif n’est pas nécessairement de distribuer des constats d’infraction, mais bien de sensibiliser.

Ce qu’on vise, c’est de se faire voir, de faire parler. Ce n’est pas des surprises, ça a été annoncé dans les médias avant l’opération. Ce qu’on souhaite, c’est diminuer le nombre de décès en motoneige, insiste-t-il.

Le fléau du hors-piste

Depuis le début de l’hiver, des agriculteurs ont dénoncé à quelques reprises des situations où des conducteurs s’aventurent à l’extérieur des sentiers balisés, endommageant le sol en vue de la période des récoltes.

Des traces de motoneiges dans un champ.

Le passage des motoneiges hors des sentiers balisés abîme les champs.

Photo : Facebook

Pour Mario Corriveau, ces comportements sont lourds de conséquences pour les différents clubs de l’Abitibi-Témiscamingue.

Les agriculteurs nous octroient des droits de passage pour qu’on puisse passer sur leurs terres. Ils nous définissent un corridor qu’ils sont prêts à sacrifier ou qu'eux-mêmes utilisent. Quand on sort du sentier, ça détruit leurs semences. Un agriculteur peut nous retirer un droit de passage. Ensuite, c’est compliqué, parce que refaire un sentier, le changer de place, des fois on doit se déplacer de plusieurs kilomètres pour réussir à trouver une place où passer, soutient-il.

Carl Soucy affirme que la Sûreté du Québec est consciente de ce problème et qu’elle travaille en collaboration avec la FCMQ pour enrayer ces comportements nuisibles.

Il arrive qu’on circule en sentier, qu’on aperçoive des gens qui circulent hors sentier et qu’on puisse les intercepter sur le coup. Sinon, c’est aussi possible de porter plainte si on connaît la personne fautive. À ce moment-là, on peut procéder par enquête quand on a les informations sur les conducteurs. Le constat d’infraction, c’est 350 $ plus les frais, conclut-il.

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