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L’ouest de la Minganie ne sera pas privé d’épicerie

Rivière-au-Tonnerre.

Une commerçante de Rivière-au-Tonnerre prendra le relais du magasin général pendant sa fermeture temporaire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La petite municipalité de Rivière-au-Tonnerre ne sera finalement pas privée de son épicerie, puisqu’une commerçante locale, Monica Paquet, a décidé de reprendre le service jusque-là offert par le Magasin général Lebrun & fils, qui est fermé pour plusieurs mois.

Les résidents de l’ouest de la Minganie poussent un soupir de soulagement.

Le maire du village, Jacques Bernier, redoutait depuis quelques semaines la fermeture du magasin général de Rivière-au-Tonnerre, la seule épicerie à 50 km à la ronde et qui dessert les résidents des deux autres villages à l’entrée de la Minganie.

C’est à mi-chemin entre Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre. Il y a Longue-Pointe qui a un dépanneur aussi, mais c’est à 40 km. Donc c’est loin. Sans dépanneur ici, ça fait loin pour aller chercher une pinte de lait ou un pain, indique-t-il.

Le magasin général Lebrun et fils situé à Rivière-au-Tonnerre.

Le magasin général Lebrun et fils a fermé ses portes temporairement.

Photo :  Facebook / @lebrunetfils

Après la fermeture de la station d'essence de Rivière-au-Tonnerre en mars dernier, et malgré un achalandage marqué par le tourisme, le Magasin général Lebrun & fils a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre.

La municipalité de Rivière-au-Tonnerre est l'un des derniers villages relais de l'Est-du-Québec. Le magasin général, en plus d'être une épicerie et une quincaillerie, est aussi une agence SAQ et détient un guichet automatique.

Au grand soulagement de bien des Minganois, un autre commerce du village s’est porté volontaire pour assurer la continuité du service d’épicerie durant la période de fermeture du Magasin général Lebrun & fils.

Les personnes ici à Rivière-au-Tonnerre sont souvent âgées et ont besoin de quelque chose sur place, estime Monika Paquet, propriétaire de La Marinière du Nord.

Monika Paquet.

Monika Paquet, propriétaire du commerce La Marinière du Nord.

Photo : Radio-Canada

« C'est l'hiver! Prendre le chemin pour aller chercher une pinte de lait à Longue-Pointe-de-Mingan ou à Sept-Îles, c'est se mettre un peu en danger! »

— Une citation de  Monika Paquet, propriétaire de La Marinière du Nord

Je voulais pas laisser la population dans le vide, avec rien. Du moins, [il leur fallait] avoir quelques produits de base pour avoir quelque chose à manger, vite fait, indique Mme Paquet.

Freiner la dévitalisation

Les ruptures de services ayant pour cause la pénurie de main-d'œuvre sont endémiques en Minganie depuis plusieurs années. Dans la dernière année, la cadence s'est accélérée.

Les CLSC de la région ne cessent de devoir fermer pour des périodes intermittentes, et des écoles opèrent de peine et de misère en raison d'un manque criant de personnel.

Cette situation reflète la dévitalisation de la région, selon Luc Noël, préfet de la MRC de la Minganie.

Si on n’a pas les services de base, les gens vont se déplacer! Les services de base, ce sont la santé, l’éducation, le transport, les garderies, le logement, explique-t-il.

Au moins, pour l'instant, grâce au dépannage inespéré de Mme Paquet, la pinte de lait ne sera jamais trop loin pour les résidents de la Minganie.

D'après un reportage de Lambert Gagné-Coulombe

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