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Réouverture des restaurants : les distributeurs alimentaires sont prêts

Ce secteur d’activité demande de l’aide financière au gouvernement après bientôt deux ans d’incertitude.

Le stationnement de l'entreprise FLB, en hiver, avec des camions aux couleurs de la compagnie

Des camions sur le terrain de FLB Solutions

Photo : Radio-Canada

Même si le gouvernement du Québec n’a pas encore annoncé la date de réouverture des salles à manger, contrairement à l’Ontario, d'autres membres de l'industrie, comme les distributeurs alimentaires, assurent être prêts à reprendre du service.

Si on a une semaine entre l’annonce et la réouverture officielle, tant mieux. Mais on va être prêt, peu importe le délai que ça prend, lance Patrick Verret, gestionnaire du marketing chez Services alimentaires Gordon.

On connaît très bien notre industrie. On peut se revirer de bord en trois ou quatre jours s’il le faut, confirme à son tour Carl Drouin, copropriétaire de FLB Solutions.

Chez Services alimentaires Gordon, les restaurateurs représentent environ la moitié du chiffre d’affaires. On a beaucoup de clients parmi eux qu’on continue de servir grâce aux commandes pour emporter, souligne Patrick Verret.

Deux hommes marchent dans l'allée d'un entrepôt alimentaire.

Carl Drouin et Maxime Fouquette de chez FLB Solutions

Photo : Radio-Canada

Des mises à pied

FLB Solutions a aussi majoritairement comme clients les restaurants et les hôtels. Deux secteurs grandement touchés lorsque vient le moment de confiner la population pour réduire les risques de transmission de la COVID-19.

Depuis le 31 décembre, c’est 65 % de ma clientèle qui est fermée, explique Carl Drouin. FLB Solutions, qui se spécialise dans la distribution de fruits et légumes frais, continue donc à servir ses autres clients, comme les hôtels, les garderies et les résidences pour aînés.

Chaque fois que les restaurants ferment, ça met le "bordel" dans mon entrepôt. On tente alors de vendre notre marchandise au rabais ou on le donne aux organismes, poursuit le copropriétaire.

La fermeture des salles à manger a un effet direct sur ses employés. On a été obligés de faire une réduction de 35 % de notre masse salariale, dit-il.

Carl Drouin espère que les employés mis à pied pourront reprendre du service dès l'annonce de la réouverture par le gouvernement.

Une pancarte sur laquelle est écrit FERMÉ accrochée à la vitre d'un restaurant.

Les restaurants ont dû fermer quelques jours après Noël au Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

On n'a pas d'aide

Comme les services de distribution alimentaire auprès des restaurants peuvent poursuivre leurs activités malgré le confinement, ils ne répondent pas aux critères des récents programmes d’aide du gouvernement québécois. Le programme d'Aide d'urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME) et le Programme d'action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE) ciblent seulement les établissements visés par un ordre de fermeture.

On n’a pas d’aide. On en a eu un peu avant, au début de la pandémie. Mais notre secteur continue d’être touché par les confinements, mentionne Carl Drouin de chez FLB Solutions.

Le copropriétaire indique que des lettres ont été envoyées aux députés de la région de Québec des ordres provincial et fédéral pour présenter leurs arguments.

Radio-Canada a contacté le cabinet du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, pour savoir s’il prévoit offrir des programmes plus spécifiques aux distributeurs alimentaires. Aucune réponse ne nous est encore parvenue.

Avec la collaboration de Pascale Lacombe

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