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Les signes à observer pour évaluer le pic de la vague Omicron, selon des experts

Un patient couché avec un soignant dont on voit le corps et les mains.

Le nombre de patients hospitalisés en raison de la COVID-19 constitue un des indices à surveiller pour évaluer l'évolution du variant Omicron, croient des experts du Manitoba et de la Saskatchewan.

Photo : (Hendrik Schmidt/dpa/The Associated Press)

Radio-Canada

À défaut de pouvoir se fier au nombre de cas de COVID-19 et aux tests positifs comme indicateurs de l'évolution du variant Omicron, les experts en santé du Manitoba et de la Saskatchewan pensent que plusieurs autres éléments sont à prendre en considération.

Selon eux, le nombre d'hospitalisations, les admissions dans les unités de soins intensifs, la durée des séjours à l'hôpital, les niveaux de dotation en personnel, les absences, ainsi que l’analyse des eaux usées sont autant de paramètres à surveiller.

Dans un scénario où l'on admet totalement que le système a été dépassé […] le taux de positivité des tests, que reflète-t-il vraiment? [Il est très difficile de savoir ce qu'il reflète, fait observer le Dr Eric Jacobsohn, médecin dans une unité de soins intensifs de Winnipeg.

Le Dr Jacobsohn note que les admissions dans les hôpitaux et les unités de soins intensifs sont, entre autres, des informations utiles pour ceux qui cherchent des signes indiquant que la vague Omicron a atteint son point culminant.

Actuellement, au Manitoba, le taux de positivité des tests sur cinq jours, autrefois l'indicateur clé encore utilisé par certains experts, est devenu moins fiable, car la province a restreint l'accès aux tests PCR.

Le taux de positivité des tests repose toujours sur le PCR, et beaucoup de gens utilisent les tests rapides, qui ne sont pas aussi précis et ne sont pas pris en compte dans les chiffres officiels, rappelle le microbiologiste médical à l'Université du Manitoba, Kevin Coombs.

L'épidémiologiste et professeur à l'Université de la Saskatchewan, Nazeem Muhajarine ajoute que le temps que les personnes infectées par le virus passent à l'hôpital et dans les unités de soins intensifs représente un autre indicateur clé.

Selon une étude récente portant sur 70 000 patients atteints de COVID-19 en Californie et publié sur le serveur medRxiv, la durée médiane du séjour à l'hôpital des patients Omicron était inférieure de 3,4 jours à celle des patients infectés par le variant Delta.

Le Dr Muhajarine indique que les autorités doivent également surveiller la taille du personnel et le nombre d'absences liées à la COVID-19 dans les services de santé et autres services clés.

La surveillance des eaux usées, un paramètre majeur

Selon le Dr Muhajarine, les personnes commencent à excréter du matériel viral dans les égouts le jour même où elles sont infectées.

La mesure de la quantité de matériel viral dans les eaux usées nous donne une image complète de la propagation du virus à un moment donné, à un endroit donné.

Toutefois, selon Kevin Coombs, même si l'analyse des eaux usées peut donner une moyenne du nombre d'infections au niveau d'une population, elle ne permet pas de se faire une idée précise du nombre ou de la gravité des infections.

La quantité de génomes détectée peut refléter soit une infection de faible niveau chez un grand nombre de personnes, soit une infection de haut niveau chez un très petit nombre de personnes, nuance-t-il.

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a recueilli des échantillons d'eaux usées dans tout le pays et les a analysés dans des laboratoires de santé publique, dont le Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg.

Des échantillons ont été prélevés dans ce cadre dans trois usines de Winnipeg, souligne un porte-parole de l’Agence.

Pour l’instant, l’ASPC n'a pas fourni d'informations sur les résultats de l’analyse.

Avec les informations de Cameron MacLean

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