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Pleins feux sur les Basques dans les films de Sébastien Rioux

Paysage côtier à Trois-Pistoles, à la tombée du jour.

Sébastien Rioux ne se serait pas douté que deux ans après l'acquisition d'un drone, il ferait un court métrage entièrement constitué de ses images aériennes.

Photo : Sébastien Rioux

L'artiste pistolois Sébastien Rioux, alias Sebrioux, a le vent en poupe ces jours-ci. Son court métrage Vertige vient d’être sélectionné par deux festivals internationaux et il prépare, en parallèle, la sortie d’un autre court métrage, cette fois documentaire, intitulé Le grand cercle. Les Basques tiennent d’ailleurs, dans ces deux films, une place centrale, tant par ses paysages que par son esprit communautaire.

Les gens de partout dans le monde vont pouvoir visionner le film et voir ces images-là. Ils vont pouvoir se dire que c’est donc bien beau, chez nous!, s’enthousiasme Sébastien Rioux au sujet de son court métrage Vertige, qui regorge de vues aériennes de Trois-Pistoles et des environs.

Celui qui adore faire des clins d’œil à son coin de pays et le faire voyager par le biais de ses films a survolé sa région pendant près de huit mois avec son drone pour capter et compiler ses plus belles prises de vue.

« Il y a un petit peu de tout le monde des Basques là-dedans, parce que j’ai beaucoup d’appui de la communauté. »

— Une citation de  Sébastien Rioux, cinéaste
Vue aérienne de Trois-Pistoles.

« Vertige » sera présenté à deux festivals en Europe, dont un à partir du 24 janvier, en Angleterre.

Photo : Sébastien Rioux

Sébastien Rioux vient ainsi d’apprendre que Vertige sera présenté au Lift-Off First-Time Filmmaker Session 2022 des Pinewoods Studios en Angleterre, qui se tiendra du 24 janvier au 7 février prochain, puis au Golden Short Film Festival, en Italie, au mois de mars.

Il s'agit d'une belle et surprenante reconnaissance pour le cinéaste, qui dit faire des films d’abord pour le plaisir et accorder beaucoup d’importance au processus créatif.

Le musicien Raphaël D’Amours a aussi donné sa couleur au projet, avec une bande musicale qui a dicté le rythme du montage du court métrage.

Écouter l’entrevue de Sébastien Rioux à Info-réveil

Par ailleurs, Sébastien Rioux s’apprête à lancer un autre film, Le grand cercle, un projet documentaire s’intéressant à l’entraide et la solidarité qui règne dans un groupe Facebook appelé Le grand cercle des Basques.

Première de couverture Les Basques à vol d'oiseau.

Ses photographies aériennes ont connu un beau succès auprès de la communauté.

Photo : Sébastien Rioux

Le groupe, qui rassemble environ 2800 membres résidant aux Basques, mais aussi à l’extérieur, vise à se rapprocher, donner, et échanger : une plateforme où l'économie circulaire prend forme, interdite toutefois à l’achat et à la vente de biens et de services.

Le grand cercle des Basques est notamment devenu un outil probant d’intégration auprès des nouveaux arrivants, souvent avant même leur déménagement.

Les gens s’entraident, posent et répondent aux questions, autant pour savoir où est le meilleur restaurant, comment on fait pour réparer notre laveuse dans la région, comment on fait pour s’intégrer et déménager dans la région…

À l'aide de plusieurs témoignages, Sébastien Rioux met en lumière de belles et cocasses histoires d’entraide, preuves d’une communauté très tissée serrée et généreuse.

« Je n’en reviens pas à quel point il se passe des choses sur ce groupe-là. Les gens demandent, [donnent] et reçoivent sans compter. »

— Une citation de  Sébastien Rioux, cinéaste
Sébastien Rioux accorde une entrevue à Radio-Canada.

Sébastien Rioux s'est intéressé à l'esprit de communauté qui se dégage du Grand cercle des Basques (archives).

Photo : Radio-Canada

Il raconte entre autres l’histoire de Geneviève Cossette, une nouvelle résidente de Saint-Mathieu-de-Rioux, qui avait fait appel au Grand cercle des Basques en vue de son déménagement, en décembre 2017. Elle était arrivée au village en pleine tempête, mais quelqu’un l’attendait à l’entrée du village pour l’accompagner, et l’entrée de sa nouvelle maison était déneigée, sans même qu’elle n’ait eu à y penser, décrit-il.

Dans une époque où tout est très capitaliste, où l'argent est au centre de tout, là, on a un exemple vraiment d’une communauté qui est prête à s’entraider, et ça, strictement dans le but d’aider les autres, s’émerveille M. Rioux.

La grande première du film sera d’ailleurs présentée sur le groupe du Grand cercle des Basques le 4 février avant d’être diffusée à plus grande échelle, quelques heures plus tard.

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