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La nourriture pour le bétail atteint des niveaux dangereusement bas

Des bœufs qui mangent.

Le manque de nourriture est tel que les producteurs pourraient devoir rationner leurs bêtes.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

La Presse canadienne

Certains producteurs bovins de l’Alberta craignent de manquer de nourriture pour leurs bêtes dès cette fin de semaine à cause des effets de la sécheresse de l’été et des difficultés d’approvisionnement.

Selon la Cattle Feeders Association de l’Alberta, plusieurs parcs d’engraissement manqueront d’alimentation pour leurs troupeaux dans les prochains jours.

Ces parcs peuvent abriter de 20 000 à 40 000 bêtes. Cela devient un problème de santé animale, affirme la présidente de l’association, Janice Tranberg.

La sécheresse dans les Prairies pendant l’été a nui aux récoltes de foin et de céréales qui servent à l’alimentation des vaches. Les producteurs canadiens ont dû importer de plus grosses quantités de maïs des États-Unis. La pénurie d’employés, le froid et d’autres problèmes dans la chaîne d’approvisionnement retardent les cargaisons ferroviaires, selon l’association.

Trains en retard

Le propriétaire d’un parc d’engraissement en Alberta, Leighton Kolk, attend un arrivage depuis mardi.

S’il n’arrive pas rapidement, nous devrons racler le fond des silos à grain, explique M. Kolk.

« En 30 ans, je n’ai jamais vu une telle situation où on se demande comment on va nourrir les bêtes lundi. »

— Une citation de  Leighton Kolk, propriétaire d'un parc d'engraissement

La compagnie ferroviaire Canadien Pacifique affirme avoir transporté plus de 8100 wagons de maïs en Alberta en 2021, contre seulement 600, l’année précédente. Selon le directeur financier de l’entreprise, Nadeem Velani, cette demande sans précédent a provoqué la création de nouvelles infrastructures.

Nous faisons face à des défis notamment de personnel aux lieux de chargement et de déchargement des wagons, a reconnu M. Velani vendredi.

Selon Leighton Kolk, les producteurs bovins font preuve de solidarité face à cette situation. Dès qu’un train arrive, tous mettent la main à la pâte pour le décharger, remplir les silos et partager la cargaison de maïs.

Si la pénurie d’alimentation pour bétail se poursuit, il devra rationner ses bêtes.

Nous pouvons changer l’alimentation, mais c’est comme passer de trois repas par jour à des bols de Rice Krispies sans lait, explique-t-il. Cela va causer des problèmes de santé.

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