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Les crimes violents ont augmenté dans les quartiers pauvres de Vancouver, dit une étude

Deux policiers de Vancouver au centre-ville. L'un d'eux porte un masque.

Des chercheurs concluent que le portrait du crime à Vancouver a changé.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

Agressions, usage d’armes, cambriolages ; des chercheurs de l’Université Simon Fraser disent que les crimes violents ont augmenté dans les quartiers défavorisés de Vancouver depuis le début de la pandémie.

Curieux des effets sociaux de la crise sanitaire, Martin Andresen et Tarah Hodgkinson ont notamment passé en revue des données de la police de Vancouver au cours de la première année de la pandémie.

Les chercheurs de l’Université Simon Fraser (SFU) et de l’Université Wilfrid Laurier, en Ontario, concluent que le portrait du crime à Vancouver a changé.

Durant la pandémie, nous avons constaté que la criminalité tend à augmenter dans les secteurs marginalisés de la ville, indique Martin Andresen, professeur à l’École de criminologie de la SFU et coauteur de l’étude.

Cela n'est pas surprenant, selon lui, parce que c’est un schéma classique dans les villes lorsque survient un événement exceptionnel, comme la pandémie ou une catastrophe naturelle. Un événement exceptionnel va aggraver les inégalités sociales et augmenter ce genre de crimes dans ces quartiers, souligne l’étude (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Le centre-ville ainsi que les quartiers Strathcona et de Mount Pleasant sont parmi les secteurs touchés par cette tendance. Les chercheurs notent aussi que les quartiers les plus pauvres ont connu des pertes d’emploi importantes.

Les crimes qui ont le plus augmenté sont surtout liés à la survie économique , affirme Martin Andresen.

Les vols ont d’ailleurs augmenté dans des quartiers riches de la ville, tels que Kitsilano, Kerrisdale, Oakridge et Killarney.

Selon les chercheurs, il est important de fournir plus de soutien social, notamment en matière de logement, aux populations des quartiers défavorisés, qui sont plus touchées par la pandémie.

La pandémie nous montre que les gens marginalisés sont ceux qui ont le plus besoin d'aide, conclut Martin Andresen.

L’étude s’est penchée sur 10 catégories de crimes différents à travers les 22 quartiers de la ville.

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