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Anglade ne participera plus aux rencontres avec Legault d’ici la rentrée

Dominique Anglade en point de presse à l'Assemblée nationale.

Dominique Anglade ne parlera plus directement avec François Legault en dehors du Salon bleu.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Contrairement à Québec solidaire et au Parti québécois, le Parti libéral ne s’assoira plus à la même table que le gouvernement une fois par semaine pour définir la stratégie à adopter afin de faire face à la pandémie de COVID-19 d'ici la reprise des travaux à l'Assemblée nationale, le mardi 1er février.

Sa cheffe, Dominique Anglade, estime que ces consultations ne servent à rien.

Si on n'est pas capable de faire avancer des dossiers, [...] cette heure-là, je vais la passer dans ma circonscription avec des organismes qui en ont besoin [et pour] faire avancer la voix des Québécois, qui ont besoin d'avoir un plan de match pour la suite, explique la cheffe de l'opposition officielle.

Mme Anglade, qui avait demandé sans succès au premier ministre Legault de rappeler les élus de l'Assemblée nationale plus tôt en janvier, estime que ces rencontres hebdomadaires sont instrumentalisées par le premier ministre et qu'elles ne servent qu'à lui donner bonne conscience.

Il dit : "Je collabore avec les oppositions", mais ce n'est pas vrai, déplore la cheffe libérale, qui dit avoir vu ses demandes rejetées du revers de la main par le gouvernement, notamment en ce qui a trait à la reprise des activités sportives chez les jeunes.

Nous n'allons pas entrer dans son jeu

Les absents ont toujours tort, a réagi par courriel le cabinet du premier ministre Legault vendredi. Mme Anglade veut utiliser la pandémie pour marquer des points politiques. C’est son choix. De notre côté, nous n’allons certainement pas entrer dans son jeu.

Par le passé, ces rencontres nous ont permis d’avoir une belle collaboration avec les oppositions, notamment avec son prédécesseur Pierre Arcand; c’est dommage que ce ne soit plus le cas, a ajouté l'attaché de presse Ewan Sauves.

Nous continuerons d’être transparents et de fournir les avis et l'information à l'origine des décisions prises par le gouvernement et la santé publique, a-t-il conclu.

QS et le PQ continueront de répondre présents

Les deux autres partis d'opposition, quant à eux, entendent poursuivre leurs rencontres avec le premier ministre, même s'ils estiment que ces consultations ne semblent avoir que peu ou pas d'impact sur les décisions du gouvernement.

Je ne me fais aucune illusion sur la nature de ces réunions-là, affirme le chef parlementaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois. Je sais bien que François Legault gouverne seul, gouverne par décret, dit-il. Cela dit, sa formation entend continuer de talonner le gouvernement et ne va négliger aucune tribune pour ce faire.

Se sent-il lui aussi instrumentalisé par le premier ministre? Les Québécois et les Québécoises savent bien que François Legault et moi avons de grands différends, réplique Gabriel Nadeau-Dubois, qui ne sent pas le besoin de prouver ça [...] en boycottant un appel téléphonique [avec] le premier ministre.

Même son de cloche au PQ. Ce sont bel et bien des rencontres qui servent l'image du gouvernement, convient son chef, Paul St-Pierre Plamondon, qui dit comprendre un peu l'exaspération de Dominique Anglade selon laquelle les appels de François Legault sont dans les faits un simulacre de consultation.

Maintenant, est-ce que c'est avec la chaise vide qu'on va arriver à des solutions? demande-t-il. Moi, j'en viens à la conclusion que malgré les limites évidentes de ces consultations-là, je préfère maintenir la pression au nom du Parti québécois.

Avec les informations d'Alex Boissonneault

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