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Un outil pour la santé mentale des étudiants jugé insuffisant

Assise à son bureau, une étudiante suit un cours en ligne de chez elle avec une fenêtre en arrière-plan.

Bientôt deux ans d'alternance entre cours en présentiel et cours en ligne. (archives)

Photo : Reuters / NATHAN FRANDINO

La Colombie-Britannique a lancé au mois d'avril 2020 un service d’aiguillage en santé mentale pour les étudiants postsecondaires, conscients qu’ils subiraient de plein fouet les effets de la pandémie. Or, presque deux ans plus tard, la détresse étudiante est toujours bien réelle, souligne une leader étudiante.

La plateforme baptisée Here2Talk offre une séance gratuite avec un professionnel de la santé mentale à toute heure du jour ou de la nuit et est disponible dans plusieurs langues, dont le français.

Here2Talk, c'est un pas dans la bonne direction et un bon exemple d’outil implanté durant une situation imprévue et urgente, confie l'organisatrice des programmes de l'association étudiante de l’Okanagan College et membre de la fédération provinciale des étudiants, Tyleigh Massey-Leclerc.

Le programme demeure cependant incomplet, dit-elle. Un étranger à l'autre bout du fil ne remplace pas la communauté et les ressources nécessaires pour la santé mentale.

Un amphithéâtre vide.

Les salles de cours de l'UBC sont vides depuis que la rentrée en personne a été repoussée au lundi 7 février, en raison de l'omniprésence du variant Omicron dans la province. (archives)

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

La santé mentale étudiante, enjeu de l’ère pandémique

Pas moins de 14 000 étudiants ont utilisé le service Here2Talk entre 2020 et  2021, confirme le ministère de l’Enseignement supérieur, qui comptabilise 424 300 étudiants dans ses 25 établissements postsecondaires.

Selon le gouvernement, 76 % d’entre eux affirment avoir reçu l’aide et les outils nécessaires et 74 % orienteraient leurs camarades ou leurs amis vers Here2Talk.

Pourtant, Tyleigh Massey-Leclerc entend souvent la même plainte : les étudiants ne veulent pas d’un service en ligne, mais plutôt d’un professionnel disponible en chair et en os.

En fait, dit-elle, la communauté étudiante ne veut pas envoyer un texto ou parler à un étranger. [Nous avons besoin] de l’élément de communauté et de camaraderie, même si ce n'est pas un professionnel comme un conseiller ou un psychologue, commente la jeune étudiante.

Le rôle des formateurs

L'importance du lien entre les élèves et les professeurs doit être prise en compte par les établissements d'enseignement, estime Tyleigh Massey-Leclerc.

C’est essentiel pour s’adapter à l’apprentissage en ligne parce que les formateurs et formatrices jouent un rôle clé dans les expériences d’apprentissage, alors les établissements doivent tendre la main aux élèves de façon proactive pour offrir du soutien et se tenir au courant de leurs expériences.

Certes les étudiants sont résilients, mais selon Tyleigh Massey-Leclerc la pandémie a permis d’identifier plusieurs manquements en santé mentale du côté public, mais aussi du privé.

Elle précise que les besoins des étudiants dans la province sont divers et complexes, car il existe une multitude de profils : les étudiants des régions rurales et urbaines, les autochtones, les étudiants internationaux, et ceux qui étudie à temps partiel, notamment.

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