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L’état des lecteurs de CO2 varie d’une école à l’autre dans l’Est-du-Québec

Une école et son stationnement sous la neige.

Les écoles de la région doivent installer rapidement les lecteurs de CO2 dans leurs classes.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Les centres de services scolaires (CSS) de l’Est-du-Québec ne sont pas tous au même niveau de préparation quant à la détection de CO2 dans les classes, une mesure censée améliorer la qualité de l’air dans les écoles et prévenir la propagation de la COVID-19.

Au Bas-Saint-Laurent, les CSS assurent avoir reçu et installé plus de la moitié des lecteurs de CO2 dans les classes. Or, la proportion de ces lecteurs installés et correctement calibrés n’est pas clairement déterminée.

À titre d’exemple, au CSS des Phares, 672 lecteurs sur les 1068 commandés sont installés, mais pas encore adéquatement ajustés.

Selon l’Institut national de santé publique du Québec, la transmission de la COVID-19 est augmentée dans les espaces restreints, ventilés de façon inadéquate, à forte densité d’occupants et lorsque la durée d’exposition est prolongée.

Il y a les détecteurs de CO2, mais il n'y a pas ce qu'il faut pour diminuer le CO2 [dans les classes], dénonce la présidente du Syndicat de l'enseignement du Grand-Portage, Natacha Blanchet. J'ai eu des tonnes et des tonnes de messages d'enseignants qui disent que les taux de CO2 sont au maximum parce que le chauffage fonctionne [...], mais ils ne peuvent pas ouvrir les fenêtres [à cause du froid].

Sur la Côte-Nord, les lecteurs sont tous installés dans les CSS du Littoral et de la Moyenne-Côte-Nord.

Toutefois, à certains endroits, les lectures de CO2 sont trop lentes et durent parfois plus de deux heures au lieu de cinq minutes.

On a signalé la problématique au ministère de l’Éducation, explique le directeur général du CSS de la Moyenne-Côte-Nord, Mario Cyr. Ça ne nous inquiète pas outre mesure, parce que les taux sont adéquats.

Du côté du CSS du Fer, tous les lecteurs ont été reçus, mais leur installation ne devrait être terminée qu’autour de la semaine de relâche, au début du mois de mars.

En Gaspésie, le CSS René-Lévesque indique que l’ensemble des lecteurs a été installé dans les écoles, alors qu’au CSS des Chic-Chocs, seules 9 écoles sur 24 en sont munies.

Limiter l'ouverture des fenêtres par grand froid

Quant au protocole d’ouverture des fenêtres préconisé par le ministère de l’Éducation, certains CSS assurent qu’elles ne sont pas ouvertes pendant les cours, surtout en période de grand froid comme c’est le cas cette semaine.

Gros plan sur des fenêtres d'une école l'hiver.

Certaines écoles ont envoyé un message aux parents de leurs élèves pour les prévenir d'habiller chaudement leurs enfants en prévision de l'ouverture de fenêtres dans les classes.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Dans un communiqué envoyé vendredi après-midi, le ministère rappelle que l'ouverture partielle des fenêtres ne devrait se faire que pendant de courtes périodes pour conserver une température confortable dans les classes.

Les lecteurs mesurent le taux d'humidité, la température ambiante et la concentration de CO2, qui sont trois paramètres de confort. La recherche d'un équilibre entre ces trois paramètres doit être préconisée, ajoute-t-on.

À certains endroits, il serait d’ailleurs difficile pour le moment de savoir si l’ouverture des fenêtres est suffisante dans les classes dotées de ventilation dite naturelle.

Des CSS affirment qu’il faudra attendre d’avoir plus de données des lecteurs de CO2 et, si les taux sont trop élevés, ils envisagent de commander des échangeurs d’air.

Avec les informations de Shanelle Guérin, de Félix Lebel et de Perrine Bullant

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