•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La C.-B. utilisera désormais son système d’alerte lors de crues ou de feux de forêt

Avant ce changement de cap, la Colombie-Britannique limitait l'usage du système En Alerte aux tsunamis.

Une route inondée.

Les habitants de la ville de Merritt ont dû évacuer vers Kamloops ou Kelowna, en raison du débordement des rivières en novembre dernier.

Photo : Radio-Canada / Bailee Allen

Wildinette Paul

Après avoir vécu des rivières atmosphériques, des feux de forêt, un dôme de chaleur et de nombreuses critiques, la Colombie-Britannique compte inclure plus de catastrophes naturelles à son système d’alerte. La question n’est plus de savoir si ces catastrophes vont se produire, mais plutôt à quel moment, et ensuite, d'alerter la population de dangers imminents.

À la mi-novembre, une cellule de crise a été mise en place à Merritt, dans l'intérieur de la province. Le débit d’eau de la rivière Coldwater avait atteint des niveaux jamais vus, selon le chef des services généraux de la Ville, Greg Lowis.

En quelques heures, la Municipalité a déclenché une multitude d'ordres d'évacuation, avant d'appeler toute la population à quitter les lieux. Nous avons quelques méthodes pour communiquer avec la population, mais il y a des limites , explique M. Lowis.

Une rue de Merritt submergée.

Une partie de la ville de Merritt a été submergée par une inondation.

Photo : Offerte par Bailee Allen

La Ville a affiché les ordres sur son site web et sur ses réseaux sociaux, consciente que cela ne suffirait pas. À 1 h du matin, personne ne regarde notre site web, par exemple. Nous avons utilisé toutes les méthodes , explique Greg Lowis.

La Gendarmerie royale du Canada, les pompiers et les équipes de recherche et de sauvetage sont venus prêter main-forte en faisant du porte-à-porte.

« Ça prend environ 8 à 10 heures pour frapper aux portes… Beaucoup de choses peuvent se passer en 8, 10 heures. »

— Une citation de  Greg Lowis, chef des services généraux de Merritt

La Municipalité a fait appel aux stations de radio de la région pour diffuser le message. Elle a également utilisé son système d’alerte locale, l’application Voyent. Cette technologie envoie des messages d'urgence aux résidents abonnés à l’application en cas d'événements majeurs et dangereux.

Le problème, c'est que, en novembre, seuls 1500 téléphones portables étaient enregistrés à Merritt. Depuis, le nombre d'abonnés est passé à 2000.

Dans une ville de 8000 [résidents], ce n'est pas suffisant. Lorsqu’il y a une urgence, il est absolument important de pouvoir communiquer facilement avec les habitants pour les informer qu'il y a une évacuation, soutient Greg Lowis.

Des changements pour 2022

D'autres municipalités de la Colombie-Britannique ont été durement touchées par les inondations, qui ont causé des milliers d'évacuations.

La province n'a pourtant pas utilisé son système d’alerte d’urgence par messagerie mis en place à l’échelle nationale (Nouvelle fenêtre). Sa stratégie étant de l’utiliser pour les tsunamis, le gouvernement a dû essuyer de nombreuses critiques. Les choses vont changer, assure le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth.

Compte tenu des menaces croissantes auxquelles nos communautés font face, la province priorise l'expansion du système En Alerte en Colombie-Britannique et continuera de travailler en étroite collaboration avec les Premières Nations et les gouvernements locaux , indique ce dernier dans une déclaration écrite.

Le service d’urgence de la Colombie-Britannique va donc étendre l'utilisation du système En Alerte pour inclure des dangers supplémentaires. Il sera activé, au besoin, lors de la saison des crues et des feux de forêt de 2022.

La province n'a toutefois pas encore donné de détails sur les protocoles permettant de lancer une alerte.

Une femme est debout devant un secteur inondé de Merritt qui comprend quelques maisons et des clôtures renversées.

Une femme est debout devant un secteur inondé de Merritt, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

En cas de situations critiques, il n’y a pas une minute à perdre, dit Greg Lowis. Le système que le gouvernement peut utiliser est meilleur que le nôtre. Si c’est possible d’envoyer un message à tout le monde en même temps, ce sera plus rapide et cela peut sauver des vies.

Même s’il souhaite que le système soit déployé, Greg Lowis rappelle que ce ne sera pas la solution gagnante pour tous.

Il y a des gens qui n’ont pas de cellulaire ou qui n’écoutent pas la radio, ou qui ne regardent pas la télévision. Parfois, il ne sera possible de communiquer avec ces personnes qu'en frappant à la porte.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !